ACTUALITÉ BIBLIOGRAPHIQUE


Hazan, novembre 2014

Dans le cadre d’une vision d’ensemble de l’architecture mondiale, l’ouvrage analyse la situation de la France, de la construction de la tour Eiffel et de la galerie des Machines (exposition universelle de 1889) à nos jours. Les structures de la continuité entre ces constructions inventives dans le champ de la technique et les développements récents sont mises en évidence, tout autant que les ruptures introduites par les idées nouvelles et leur application dans la production courante. Dans un moment de l’histoire marquée par un mouvement d’urbanisation sans précédent, l’architecture est considérée au travers de ses rapports avec la nation, l’état et les classes sociales. Projets et édifices condensent les changements intervenant dans la culture visuelle, et dans le champ de la littérature et de la vie intellectuelle. Deux systèmes de tensions apparaissent ainsi, entre l’Art Nouveau et les réalisations hypermodernes les plus récentes, en passant par les œuvres d’Auguste Perret, Le Corbusier, Mallet-Stevens, Jean Prouvé ou celles des brutalistes des années 1970. Le premier est celui des relations dialectiques entre l’architecture expérimentale et la production de masse, que la modernisation difficile de l’École des Beaux-arts révèle. Le second est celui des relations entre la France et le reste du monde, qu’il s’agisse avant 1960 de l’empire colonial, ou, pendant tout le siècle, de la réception des expériences européennes et américaines, conjuguant fascination et accès de xénophobie. Cette alternance d’adhésions et de rejets contribue à donner son rythme à un livre dense en informations précises autant qu’en interprétations d’ensemble.


Le Langage hypermoderne de l’architecture, par Nicolas Bruno Jacquet

Présentation de l'éditeur:

Œuvre ambitieuse et inspirée du jeune historien de l’art Nicolas B. Jacquet, ce livre est une vaste entreprise de réflexion qui, outre une approche philosophique du concept de modernité, propose une mise en perspective des grands courants de l’architecture avec, pour objectif, de préciser les contours de ce que serait une architecture « hypermoderne ».
Remettant radicalement en cause la condamnation de la Modernité par les vagues post-moderne et déconstructiviste, une première partie s’emploie à montrer la modernité sous le jour d’une perpétuelle marche en avant ; une marche dans laquelle, nous dit Nicolas Jacquet, l’architecture contemporaine, multiforme et en devenir, n’est pas — contrairement à ce qu’en pense la banalité critique — sans cohérence ni perspective. À ce premier balayage de la théorie et de l’histoire architecturales succède une seconde partie entièrement consacrée à l’objet bâti hypermoderne où l’auteur explore la dimension constructive, faisant apparaître, dans un superbe défilé de bâtiments dits « hypermodernes », sept principes conceptuels.
OUVRONS LES YEUX! La nouvelle bataille du patrimoine, par Jack Lang
HC Editions, 3e trimestre 2014
Présentation de l'éditeur :

"Notre ptrimoine n'est pas réductible à Versailles, au Louvre, au Mont-Saint-Michel, à la basilique de Vézelay, ou au palais des Papes... Il est l'ensemble des biens que nous allons léguer aux générations futures, nos paysages, nos maisons, le dessin de nos villes, les bancs sur lesquels nos enfants iront s'asseoir, les rues dans lesquelles ils se rencontreront. [...]
Il est temps que le respect de la beauté passée se double d'une exigence de la beauté à venir. Le "patrimoine" ne doit pas être seulement le mot sacré représentant d'un temps vertueux et révolu. Le soin consacré à certains espaces et monuments bien définis doit s'appliquer aussi à tout ce qui fait notre quotidien, le patrimoine de demain..." À l'occasion du trentième anniversaire des Journées du Patrimoine qu'il créées en 1984, Jack Lang, ministre de la Culture de François Mitterrand et actuel président de l'Institut du Monde Arabe, a décidé de prendre la parole et de livrer sa vision de la nouvelle bataille à mener pour le patrimoine.

 

 

 


Les parcs urbains plantés d'une population arborée ancienne, variée et en bon état sont des lieux rares et précieux. Ils constituent de véritables musées vivants qui appartiennent à notre patrimoine historique. Nous pouvons aujourd'hui faire découvrir aux citoyens les anecdotes, histoires et autres légendes liées à ces arbres hérités de nos ancêtres.

 

Les questions d'énergie, de climat, de gestion des ressources naturelles et de biodiversité sont en tête des priorités des agendas politiques des institutions internationales, de l’État et des collectivités, tous niveaux confondus. S'ensuivent quantités d'initiatives publiques et privées pour promouvoir la qualité urbaine durable. Parmi elles, les processus de labellisation se multiplient qui concernent ou bien l'ensemble des politiques urbaines d'une ville ou d'une agglomération, ou bien des projets locaux d'aménagement ou de construction. Obtenir un label suppose de répondre à un cahier des charges et de se conformer aux critères d'un référentiel d'une part, et de constituer un dossier de candidature et de se conformer à une procédure d'autre part. Les critères peuvent porter sur les modalités d'organisation des projets (indicateurs de management), sur le contenu de plans d'actions (indicateurs de suivi), sur des données (indicateurs de résultats). De nombreuses questions surgissent alors : quels labels choisir ? Quel effort pour les obtenir ? Quel retour sur effort ? La labellisation ne serait-elle pas la première étape vers la normalisation ? Nos concitoyens, organisés en association ou non, sont-ils véritablement en demande de labels ? In fine, quelles garanties offrent les labels ? L'objet de cet « Essentiel » est d'apporter des éléments de réponse à ces questions comme suite aux travaux de l'atelier « Qualité urbaine : quels labels ?» des deuxièmes entretiens du Certu du 31 janvier 2012.


Depuis longtemps, Jean-Christophe Bailly s’intéresse à la ville. Il s’y promène, y rêve, l’observe et l’analyse. Il en a le souci, et le désir.
Les textes ici réunis vont de l’approche théorique (la ville comme langage et comme mémoire, la tension utopique de l’espace) à des considérations plus concrètes, notamment sur la politique de la ville et la question des banlieues. Sans que jamais ne soit abandonnée une approche plus sensible, qui fait la part belle à la promenade comme méthode : cela même à quoi les lecteurs du Dépaysement ont été familiarisés.
Défini comme un devenir illimité, aux bords de plus en plus imprécis, le phénomène urbain est abordé comme un énorme puzzle dont toutes les pièces ne coïncident pas toujours forcément entre elles, ne serait-ce qu’à cause de l’écart entre les « pièces montées » de l’architecture et le bricolage de la ville en train de s’inventer et se réécrire sans fin.

 

Isabelle Backouche, auteur de La Trace du Fleuve. Paris et la Seine (1750-1850) aux éditions de l’EHESS, livre remarqué sur les relations entre le fleuve et la ville, est maîtresse de conférences en histoire à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et spécialiste d’histoire urbaine. Elle publie aujourd’hui une étude sur la transformation des centres urbains français depuis la seconde guerre mondiale et analyse l’action publique dont ils ont fait l’objet, à la croisée entre souci de préservation et volonté de modernisation à l’époque des Trente Glorieuses. A la charnière entre trois sujets de société qui connaissent une particulière actualité aujourd’hui - la ville, l’architecture et le patrimoine - Isabelle Backouche envisage leurs interactions en fondant son analyse sur une mise en situation des débats qui concernent ces trois domaines d’intervention des pouvoirs publics, à Paris comme en région. Quel paysage urbain faut-il conserver en centre ville ? Comment peut-on insérer une construction moderne dans un morceau de ville hérité ? Quels compromis sont acceptables pour préserver un passé urbain qui donne à une ville, et à ses habitants, leur identité ? Comment insérer de nouvelles activités à proximité de monuments historiques sous haute surveillance de la Commission des abords ? Toutes ces questions sont envisagées en distinguant des périodes différentes qui correspondent aussi à des équilibres sociaux et politiques contrastés, notamment dans le partage entre prérogatives culturelles et ambitions urbanistiques. Au moment où la société française s’interroge intensément sur les questions de protection du patrimoine ou d’avènement d’une ville durable, les choix diversifiés opérés au cours des dernières décennies du XXe siècle éclairent de façon intense le débat. Ils fournissent une mise en perspective riche et stimulante aussi bien à propos des choix politiques que des attentes des populations locales. A l’interface entre la sphère administrative et le monde politique, la démarche de l’historienne scrute les acteurs sur des terrains emboités, depuis l’élaboration des contraintes juridiques qui encadrent l’aménagement urbain sur le plan national jusqu’aux mobilisations locales qui refusent la disparition d’un cadre de vie familier. Cette histoire des centres villes au fil d’un dialogue entre conservation et rénovation urbaine permet de comprendre l’émergence d’une conscience patrimoniale et éclaire les horizons de la politique de la ville actuelle.

 

Cet ouvrage rassemble les actes du colloque d'Amiens (30 septembre - 1er octobre 2010) organisé en partenariat par le Conseil national de l’Inventaire général du patrimoine culturel (ministère de la Culture et de la Communication), la Région Picardie, le Centre national de la fonction publique territoriale, l’InTRu (Interactions, transferts, ruptures artistiques et culturels, et l'université François-Rabelais, Tours.

En tant que « symptôme » d’une nouvelle urbanité, le périurbain pose problème et suscite de vives controverses, dans le champ scientifique comme dans la sphère politique. Nombreuses sont aujourd’hui les études du bâti et des formes urbaines qui doivent traiter d’un vaste territoire périurbain gravitant autour d’un centre. Or ces espaces ne se laissent pas caractériser aussi facilement que des parties de ville plus compactes et circonscrites. L’intérêt à réfléchir aujourd’hui sur ce sujet est lié aussi à une demande du politique confronté au périurbain : ce sont souvent à ces échelles nouvelles que sont les communautés urbaines, communautés de communes ou d’agglomération, régions, que se concentre l’action des élus ; ces échelles doivent être, en amont, bien documentées et théorisées par les chercheurs.
Les différentes contributions de spécialistes transcrites dans cet ouvrage reprennent les objectifs du colloque : introduire la démarche scientifique dans les actuelles politiques urbaines et culturelles portant sur le périurbain ; mieux construire le concept de périurbain en histoire de l’architecture, en rapport avec les autres sciences de l’homme et de la société ; réfléchir aux approches et aux méthodes d’analyse des inventaires en situations périurbaines ; mieux penser les rapports théoriques et pratiques entre les processus d’urbanisation, les projets de valorisation, les projets d’urbanisme, les politiques urbaines et culturelles, la création artistique, l’histoire de l’architecture et les inventaires du bâti et de l’espace périurbains.

 

Editions Confluences, November 2012
Le développement durable, sujet d’actualité, est l’expression d’une préoccupation générale vis à vis du présent et du futur, pour préserver l’environnement, le cadre de vie et les ressources naturelles. 
Cette volonté s’applique à la préservation et à la réhabilitation du patrimoine bâti de nos villes européennes. On constate que les normes environnementales en matière d’immobilier ont été créées en ne tenant compte que des constructions neuves et contemporaines et sont difficilement transposables à des immeubles anciens. 
C’est pourquoi cet ouvrage, à travers les expériences de nombreux spécialistes de la question (architectes, ingénieurs, artisans) cherche à décrypter l’actualité de la question et tente d’apporter des réponses aux nombreuses questions que se posent aujourd’hui tous ceux et celles qui habitent en ville, et plus particulièrement dans les bâtiments anciens des centre-ville.
Plusieurs grands thèmes sont ainsi abordés : la consommation énergétique du bâti ancien ; les nouveaux matériaux au service de la réhabilitation du bâti ancien ; laformation professionnelle dans les métiers du bâtiment ; concilier rénovation énergétique et préservation du bâti ancien ; la ville ancienne pour tous ; comment réaliser des économies d’énergie ; la gouvernance du patrimoine.
L’objectif est aussi de faire le point sur les difficultés rencontrées sur le terrain par les professionnels mais aussi par les usagers soucieux de préserver leur habitat tout en voulant réaliser des travaux d’économies d’énergies.
Plusieurs grands thèmes sont ainsi abordés : la consommation énergétique du bâti ancien ; les nouveaux matériaux au service de la réhabilitation du bâti ancien ; laformation professionnelle dans les métiers du bâtiment ; concilier rénovation énergétique et préservation du bâti ancien ; la ville ancienne pour tous ; comment réaliser des économies d’énergie ; la gouvernance du patrimoine. 
L’objectif est aussi de faire le point sur les difficultés rencontrées sur le terrain par les professionnels mais aussi par les usagers soucieux de préserver leur habitat tout en voulant réaliser des travaux d’économies d’énergies.

 

From Ancient Egypt to the Arab Spring, iconoclasm has occurred throughout history and across cultures. Both a vehicle for protest and a means of imagining change, it was rife during the tumultuous years of the French Revolution, and in this richly illustrated book Richard Clay examines how politically diverse groups used such attacks to play out their own complex power struggles. 
Drawing on extensive archival evidence to uncover a variety of iconoclastic acts – from the beheading or defacing of sculptures, to the smashing of busts, slashing of paintings and toppling of statues – Clay explores the turbulent political undercurrents in revolutionary Paris. Objects whose physical integrity had been respected for years were now targets for attack: while many revolutionary leaders believed that the aesthetic or historical value of symbols should save them from destruction, Clay argues that few Parisians shared such views. He suggests that beneath this treatment of representational objects lay a sophisticated understanding of the power of public spaces and symbols to convey meaning. Unofficial iconoclasm became a means of exerting influence over government policy, leading to official programmes of systematic iconoclasm that transformed Paris. 
Iconoclasm in revolutionary Paris is not only a major contribution to the historiography of so-called ‘vandalism’ during the Revolution, but it also has significant implications for debates about heritage preservation in our own time.

 

La crise environnementale nous touche de plein fouet. La prise de conscience est violente. Il devient urgent d’apporter aux problèmes de la raréfaction des ressources fossiles et du réchauffement climatique des réponses économiques et sociales pertinentes.
Face à cette menace, les énergies renouvelables, en particulier l’éolien, nous sont présentées comme la solution miracle. La réalité est tout autre. Abordé de manière isolée, purement mécanique et seulement écologique, l’éolien a, il est vrai, de réelles vertus. Mais dès que l’on prend en compte d’autres facteurs, il chute de son piédestal. Dégradation des paysages, effets délétères sur les territoires ruraux, gouffre économique, lacunes de la production, etc., les dégâts sont multiples. Autant de vérités méconnues qu’il convient de rétablir pour que nos besoins fondamentaux en énergie cessent d’être rabaissés au rang de simples produits marketing.
Karine Grijol ouvre enfin un débat trop longtemps étouffé.


LE FUTUR DE L'ARCHITECTURE DEPUIS 1889, de Jean-Louis Cohen

Une histoire de l'architecture du XXe siècle en un volume d'une portée inégalée. Écrite par Jean-Louis Cohen, éminent spécialiste de l'architecture et de l'urbanisme, également auteur, critique, commissaire d expositions et professeur reconnu. Couvre cette période essentielle des débuts de l'industrialisation à l'ère numérique en reliant les évolutions de l'architecture aux évolutions artistiques, technologiques, théoriques et urbaines. Richement illustré, l'ouvrage présente non seulement des constructions mais aussi des projets, plans, croquis et publications de maîtres célèbres et de personnalités à découvrir. Englobe toutes les régions du monde mieux que toute autre histoire comparable consacrée à la période. Un ouvrage de référence incontournable pour tout étudiant en architecture, en urbanisme et passionné des évolutions majeurs de la société contemporaine.


MARDAGA, 2011

Comment assigner une valeur à l’architecture du XXe siècle ? Comment lutter contre la perte inexorable des témoignages architecturaux des mouvements modernes ? Quels critères définir pour sélectionner, classer, organiser, lier et inventorier les édifices, sites, ensembles urbains, villes et paysages du XXe siècle ? Comment atteindre une vision commune et un ensemble de savoir-faire et de bonnes pratiques adaptés à la conservation des oeuvres du XXe siècle ?


Ce sont à toutes ces questions et d’autres encore que les auteurs de cet ouvrage se sont attachés à répondre, offrant un large spectre d’analyses attentives sur le contexte d’émergence local et international du patrimoine architectural du XXe siècle. Les dix-huit essais qui le composent dressent un état des lieux précis des actions, programmes de recherche et d’enseignement mis en place depuis la fin des années 1980 par des institutions privées, publiques et universitaires à travers le monde autour de la question du patrimoine moderne.


Ont collaboré à la réalisation de cet ouvrage : Sheridan Burke, Maristella Casciato, Marina Epstein-Pliouchtch, Anat Falbel, Miles Glendinning, Johan Lagae, Susan MacDonald, Joan Ockman, Franco Panzini, Théodore Prudon, Alan Powers, Gilles Ragot, Eduardo Luis Rodriguez, Hannah le Roux, Hugo Segawa, Panayotis Tournikiotis et France Vanlaethem.

 

La Conférence qui se tînt à Athènes en 1931 fut la première conférence internationale organisée sous l’égide de la Société des nations pour la protection et la restauration des monuments d’art et d’histoire. Elle réunit cent dix-huit participants, archéologues, architectes, conservateurs de musées, historiens de l’art, fonctionnaires... Elle fut à la fois l’aboutissement et la consécration d’une aventure séculaire en même temps que l’émergence de nouvelles démarches. Ses actes, devenus introuvables, sont pour l’essentiel reproduits dans l'ouvrage La conférence d'Athènes sur la conservation artistique et historique des monuments, présentés par Françoise Choay.

 

À travers la description et l’analyse de la vie quotidienne d’une ancienne collectivité villageoise provençale, ce livre s’attache à décrire la  mentalité et le style de vie de ses habitants en soulignant les mutations et les bouleversements que cette collectivité a subis depuis la dernière guerre jusqu’aux années 2000. L’urbanisation et la modernisation ne signifient pas seulement la fin d’un monde clos et de son « chauvinisme de clocher » ; elles se paient d’une dissolution du lien collectif, entraînant l’individualisme vers une « postmodernité » problématique. De la « communauté villageoise » et du « peuple ancien » au « nouveau monde », les différentes parties du livre sont ordonnées autour de cette mutation : le développement de la consommation, du loisir et du tourisme ont érodé les anciennes traditions provençales ; les « néo ruraux » formés de couches moyennes urbaines et de catégories fortunées se sont substitués aux anciennes couches populaires touchées par le chômage et la fin de leur « petite patrie » qu’était la collectivité villageoise.
La fracture est à la fois sociale et culturelle et met en jeu des conceptions et des rapports différents à la vie individuelle et collective. À rebours d’une vision idéalisée de la Provence, La fin du village montre une autre réalité où les populations locales ont le sentiment d’être « envahies » dans la période estivale – la Provence étant devenue, selon une expression largement usitée dans la région, le « bronze-cul de l’Europe ».
Tandis qu’affluent touristes et nouveaux habitants fortunés en mal de soleil et de ciel bleu, les Provençaux se vivent comme les derniers témoins d’un patrimoine qui ne leur appartient plus, ou pire encore, les gardiens d’un décor de théâtre ou une « espèce en voie de disparition ». Aux anciens rapports villageois a succédé un individualisme désaffilié dont le rapport à la collectivité est devenu problématique.
Sans nostalgie pour un supposé « bon vieux temps », l’auteur passe au crible de l’analyse critique les dérives du « nouveau monde ». Sur fond de chômage et de « village dortoir », il souligne l’importance prise par les fêtes en tout genre, l’« animation sociale et culturelle » et ce qu’il nomme d’un sobriquet les «cultureux» dont l’« ouverture » et les « pratiques artistiques » constituent un curieux mélange de pédanterie et de militantisme revisité ; il rend compte de formes nouvelles d’éducation et d’animation de la jeunesse qui tentent de façonner des individualités nouvelles avec un angélisme des droits de l’homme et une écologie qui verse dans le moralisme et les bons sentiments ; il s’interroge sur la façon dont la collectivité envisage aujourd’hui son rapport à la nature, à la vieillesse et la mort.
Ces conceptions et ces comportements coexistent avec des formes nouvelles de misère et de désaffiliation (la « déglingue ») liées à la combinaison du chômage et à la déstructuration familiale. Le « village bariolé » qui succède à l’ancienne collectivité villageoise fait coexister des catégories sociales et des mondes séparés à l’intérieur d’un même espace géographique vide de projet commun. En ce sens, la « fin du village » constitue une sorte de « groupe témoin » d’une France morcelée et d’une évolution problématique des sociétés démocratiques, que les responsables politiques et les citoyens se doivent d’affronter au plus près des réalités.

 

 

Année après année, la campagne française disparaît sous la ville. Malgré les proclamations indignées et les législations vertueuses, la terre fertile se raréfie, les espaces naturels se morcellent, la ville s’éparpille et se cloisonne, l’automobile s’impose comme unique lien social. Le phénomène, connu sous le nom d’étalement urbain, ne résulte pas seulement, comme on le croit souvent, de la crise du logement et du désir d’accession à la propriété individuelle. Centres commerciaux, entrepôts,
parkings, la ville étalée se nourrit, en France comme ailleurs, d’une économie opulente et d’une société qui valorise le bonheur individuel, à court terme de préférence. Autrement dit, nous sommes tous responsables.
Les égoïsmes locaux, les tentations des élus et les tics des aménageurs se heurtent ça et là à des réflexes de survie. On pourrait densifier et vitaliser la ville existante. On pourrait prendre les décisions au bon niveau et en réfléchissant à l’avenir. On pourrait résister au tout-parking. On pourrait améliorer la qualité de vie sans gaspiller le territoire.
Les auteurs brossent un portrait vivant et sans concession de la bataille inégale qui se livre entre la soif de bitume et les rares garde-fous susceptibles de contrer le phénomène. Tout est perdu ? Voire. Et si les crises qui se profilent fournissaient un sursaut brutal mais inespéré ?

 

 

De 1945 à sa disparition, l’historien d’art André Chastel a été l’un des chroniqueurs du journal Le Monde les plus influents dans les domaines artistiques. Chacun de ses articles savait créer l’événement. Au fil des années, on y lit l’engagement d’un homme pour le patrimoine – n’est-il pas à l’origine de l’Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France en 1964 – mais aussi un homme qui vit avec son temps et s’engage en 1959 pour la sauvegarde de la villa Savoye, dès 1963 pour l’avenir des Halles, ou en 1985 pour l’installation du musée Picasso à l’hôtel Salé. À l’heure du centenaire de sa naissance, chacun de ses articles est un repère, toujours d’actualité. «L’amour [du patrimoine] se manifeste de façon instinctive dans la conscience des terroirs et de façon éclairée dans la démarche du savoir» écrivait-il…


 

The Lost Garden est un traité singulier. C’est, en quelque sorte, une “biographie jardinière”. On y lit en filigrane la vie, les passions et les amitiés de Jorn de Précy, les jardins qu’il a connus et aimés le plus. Les thèmes traités détonnent par rapport à la littérature sur les jardins de l’époque. Ceci explique, peut-être, le retentissement limité du livre. Publié à deux mille exemplaires, à compte d’auteur, il ne fit l’objet d’aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. Il peut arriver de tomber par hasard sur un exemplaire noirci de terre dans un marché aux puces de Londres (c’est ce qui m’est arrivé il y a trois ans, et qui a marqué le début de mes enquêtes sur le jardinier islandais), dans une petite bibliothèque de province ou dans le salon d’un des “fidèles” de Jorn de Précy éparpillés à travers le monde.
MARCO MARTELLA

 

Les zones pavillonnaires, affublées à l’occasion du joli nom de lotissement, envahissent inexorablement les abords des villes et des villages, selon un modèle administratif et économique qui, indifféremment du lieu, se reproduit à l’identique. Elles incarnent un idéal et un mode de vie fondés sur l’aliénation désirée. L’obsession de l’hygiène et de la sécurité, le culte de la marchandise et de la propriété privée ont remplacé les solidarités et la culture de résistance des classes populaires. L’expérience de la relation à autrui se réduit au désir mimétique de posséder les mêmes signes de la réussite individuelle. Cet univers, parfaitement structuré, enferme l’imaginaire dans un espace étriqué, accentue le repli sur soi et appauvrit la vie sociale.
L’espace, quadrillé, découpé en plans de circulation, repose sur une logique de flux. La notion de « ville » – et bientôt de « campagne » – s’efface. Désormais réduites à leur centre historique, les villes sont cernées par des zones spécialisées : industrielles, commerciales, résidentielles, vertes, de loisir… Les enjeux de pouvoir se sont toujours traduits dans l’organisation de l’espace social. Tout système politique peut être analysé au travers de son architecture. Ce livre permet de comprendre celui dans lequel nous vivons.


 

Les Lieux et la poussière est un essai en douze chapitres sur la beauté et la fragilité. La beauté de notre monde périssable, la fragilité des choses et des vies, la nostalgie qui habite les objets et les lieux. Roberto Peregalli voit les façades des maisons comme des visages. Il regarde le blanc, le verre, ou la lumière des temples, des cathédrales, de la pyramide du Louvre. Il dénonce l’effroi provoqué par le gigantisme et l’inadaptation de l’architecture moderne, la violence de la technologie. Il s’attarde sur le langage et la splendeur des ruines, de la patine et et de la pénombre. Il dénonce l’incurie de l’homme quant à son destin. Roberto Peregalli nous renvoie à notre condition de mortel. Il nous rappelle combien tout est fragile dans notre être et notre façon d’être. Combien tout est poussière. Combien nous oublions de prendre soin de nous dans notre rapport aux choses et au monde. Son texte a la force soudaine de ces objets qu’on retrouve un jour au fond d’un tiroir et qui disent de façon déchirante et immédiate tout ce que nous sommes, et que nous avons perdu. À la façon de Tanizaki, dans Éloge de l’ombre, il dévoile avec sensibilité et intelligence l’effondrement de valeurs qui sont les nôtres et qui méritent d’être en permanence repensées et préservées.

 

Tallandier Texto, réédition 2012
Présentation de l'éditeur:
Dans cette nouvelle édition, la première en poche, revue et augmentée, le géographe Jean-Robert Pitte livre des clefs pour la compréhension de notre environnement et affirme la centralité de l'aménagement du paysage dans la naissance et le développement de l'identité française. De la préhistoire aux aménagements les plus récents, l'auteur suit pas à pas les innombrables transformations du cadre de vie, dont nous sommes à la fois les héritiers, les auteurs, les utilisateurs et les observateurs. Urbanisme monumental et espace symétriquement ordonné de la Gaule romaine ; villes encloses de murailles et « blanc manteau d'églises » de la France médiévale ; cités nouvelles du grand siècle, surgies de l'imagination des princes; landes reboisées, marais asséchés, villes remodelées par l'industrie triomphante ; campagnes défigurées et surexploitées, mornes banlieues du XXe siècle : autant d'aspects, parmi d'autres, d'une aventure riche et fascinante, qui fait du paysage un témoin privilégié de notre histoire culturelle. En vingt ans, L'Histoire du paysage français est devenue : un classique, alliant la qualité de l'écriture, la saveur de l'érudition, l'originalité des idées et la volonté d'être accessible. Alors que la qualité de la vie et la qualité des paysages, inextricablement liées, constituent une préoccupation essentielle des Français, cette édition revue et mise à jour est plus que jamais d'actualité.

 


Pourquoi et sur quelles bases envisager aujourd’hui un dépassement de la modernité ? Le textes ici réunis pour la première fois cherchent à répondre à cette question, en nous permettant aussi d’approcher et de découvrir les enjeux majeurs soulevés par la réflexion d’Augustin Berque : de la géographie et de l’orientalisme comme pratiques d’une vie ; du paysage comme expression de notre relation cosmogénétique ; de l’écoumène comme réalité existentielle de notre identité humaine ; du patrimoine comme problème ontologique ; et enfin, du cyborg comme métaphore d’une existence insoutenable et déshumanisée. C’est cette ampleur de perspectives, et l’esprit éminemment comparatif qui l’accompagne, que ce livre veut proposer aux lecteurs.

 

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L’habitat collectif est loin d’être reconnu unanimement comme objet patrimonial. Les divers regards qu’il a suscités depuis son apparition dans les années 1950 sont encore présents dans la cacophonie des débats actuels. De façon générale, cette architecture n’a pas bonne presse et une opinion commune semble la reléguer parmi les pires erreurs d’un passé proche. Cependant des opinions minoritaires, professées par certains architectes et historiens de l’architecture militent pour sa reconnaissance et la tendance est donc aujourd’hui de juger toute cette production avec un peu plus de sérénité et de curiosité.
Ce livre rend compte de ces nouveaux regards et propose d’analyser une centaine de sites répartis sur le territoire national dont les qualités constructives, urbaines ou paysagères, nous rappellent que ce que l’on a appelé les grands ensembles ne sont pas une masse informe de logements forcément mal conçus. Certes ils ont répondu à une volonté politique de régler rapidement le problème du besoin urgent de logements au sortir de la Seconde Guerre mondiale, mais cette réponse est loin d’avoir été la caricature qui en a été faite.


Actes Sud/ENSP, 2011

 

Présentation de l'éditeur:

Le paysage est un enjeu stratégique dans notre (nouvelle) façon de pensée. Il est terrain d'action, objet d'étude en même temps qu'il nous invite à penser autrement. En effet, il nous propose, entre autres choses, un modèle pour l'invention d'une nouvelle forme de rationalité que Michel Collot appelle la "pensée-paysage", et qu'il tente de définir et d'illustrer à travers ses expressions philosophiques, artistiques et littéraires contemporaines, en faisant dialoguer poésie et phénoménologie, Orient et Occident, plasticiens et écrivains, tradition et modernité.

 

Présentation de l'éditeur:
Cette note de Wladimir Mitrofanoff, architecte, ancien Président de l’Académie d’Architecture et de Christiane Schmuckle-Mollard, architecte, membre du Conseil de l’Académie d’Architecture, aborde la question du patrimoine français et de sa mise en valeur.
En effet, ce patrimoine connaît depuis un siècle un enrichissement considérable : la question de la propriété des monuments historiques et de leur valorisation en tant que lieux de mémoires et vitrines de la fierté française doit donc être posée. Les auteurs illustrent leurs propos avec l’exemple de l’Hôtel de la Marine, sujet de débats depuis le lancement de l’appel à projet pour sa réhabilitation.

 

Editions du Seuil, 7 avril 2011
Présentation de l'éditeur:
« Le sujet de ce livre est la France. Le but est de comprendre ce que ce mot désigne aujourd’hui et s’il est juste qu’il désigne quelque chose qui, par définition, n’existerait pas ailleurs. » Ainsi commence Le Dépaysement. Mais pour répondre à cette question, à cette question d’identité, l’auteur, au lieu d’écrire un essai, a pendant trois ans parcouru le territoire, prélevant dans le paysage lui-même, sur le motif, les éléments d’une possible réponse. Les frontières, les rivières, les montagnes, les écarts entre nord et midi, mais aussi les couches de sédimentation de la conscience historique, ce sont tous ces éléments rencontrés en chemin qu’il restitue au sein d’un livre qui veut être avant tout la description d’un état de choses, à un moment donné. Cette « coupe mobile » fera donc passer le lecteur par une grande variété de lieux, des plus marqués par l’Histoire aux plus discrets, en même temps qu’il croisera quantité de noms et verra, mais sur pièces, se tendre les enjeux d’une question que l’actualité politique récente a fait resurgir, mais en la défigurant.

 

Promenade d'un amateur solitaire à travers l'art d'aujourd'hui, ses manifestations, ses expressions. Constat d'un paysage saccagé, festif et funèbre, vénal et mortifiant.
Malaise dans les musées Aujourd'hui les musées affrontent les approches les plus désinvoltes et les plus saugrenues. De plus en plus oubliées leurs valeurs identitaires, culturelles et politiques. Allons-nous vers une réalité qui les réduira en entrepôts où puiser des marchandises ?
Bruno Jacquot et Valérie Duponchelle - Le Figaro du 10 mars 2011
Cent quarante pages,neuf courts chapitres : il n'en faut pas plus à Jean Clair, dans son pamphlet L'Hiver de la culture, pour dresser son réquisitoire contre le monde de l'art. Académicien, conservateur, essayiste, commissaire d'expositions à succès comme Mélancolie ou Crime et châtiment, Jean Clair n'en est pas à son premier coup de gueule. En 2007, dans Malaise dans les musées, il s'insurgeait de l'accord de coopération conclu entre le Louvre et Abou Dhabi : il ouvrait, estimait-il, la voie à la marchandisation des oeuvres et écornait le principe de l'inaliénabilité du patrimoine artistique de l'État. L'Hiver de la culture s'inscrit dans la lignée de son Malaise...

 

Editions Fayard, 9 mars 2011
Présentation de l'éditeur:
Quel avenir pour le territoire alors que son aménagement n’est plus considéré comme le socle de nos sociétés ?
Cri d'alarme fondé sur une réflexion qui demeure à la pointe de l’actualité, La terre qui meurtconcerne chacun d’entre nous. Du tissu serré d’où émergent les cathédrales gothiques, des percées haussmanniennes aux villes nouvelles, puis aux agglomérations proliférantes d’aujourd’hui, Françoise Choay pointe à chaque occasion comment les mentalités, les savoirs techniques et les pratiques économiques ont marqué la ville et l’urbain. Face aux effets normatifs de la mondialisation et à la marchandisation du patrimoine, Françoise Choay appelle à retrouver le contact perdu avec la Terre.

 

Ieméditions, février 2011
Extrait du texte de Jean-Christophe Bailly:
Il y a en France un peu plus de 36000 communes et chacune d'entre elles peut être considérée comme un monde - non pas un monde à part, retiré du monde, mais une possibilité, une réalisation, une singularité, c'est à dire une certaine forme , un certain agrégat de qualités où figurent à la fois des traits purement locaux et les éléments d'un lexique national, voire universel, des signes évidents et des signes secrets, le tout, selon la forme du paysage, s'enchevêtrant jusqu'à former une pelote extraordinairement changeante.
Regroupant des quantités de population très variables et ayant une histoire plus ou moins longue, chaque commune peut être considérée comme un véritable essaim latent, comme un bourdonnement de récits possibles, dont on perçoit la teneur même si l'on ne fait que passer, mais dont l'on capte des fragments de plus en plus nombreux si l'on est sur place, quelques jours, quelques années, toute une vie.
Le hasard vous dirige sur l'une de ces communes, l'une de ces 36000 possibilités, et donc au beau milieu d'un certain arrangement de plis qui fait un relief, et il y a là un climat, c'est à dire certaines séquences de végétaux reconnaissables et un certain rapport entre elles et le minéral, et une certaine lumière. Et aussi, venue avec les hommes, une certaine manière d'habiter la terre, d'un faire des chemins et d'y poser des maisons. On est tout d'abord désorienté, puis on pose des repères, des jalons, on compare et on soupèse, quelque chose vient, une image se forme, mais on se rend compte qu'elle est volatile, qu'elle ne tient pas vraiment, qu'elle ne résulte pas d'un contact véridique avec les choses, qu'il faudrait pour cela une tout autre méthode, une toute autre patience.

 

Janvier 2011
Présentation de Jean Gourdou, professeur de droit public à l'Université de Pau et des pays de l'Adour, directeur du laboratoire de recherche Pau droit public:
La présente thèse, portant sur la protection du patrimoine architectural à la croisée des droits de l'urbanisme et du patrimoine, a été soutenue par M. Olivier Bonneau à l'université de Pau et des pays de l'Adour le 14 janvier 2011. Obéissant à une construction claire, elle se propose de revenir sur l'analyse de la protection du patrimoine architectural par les droits de l'urbanisme et du patrimoine en vue de mettre en lumière les grands équilibres, tant entre les nombreux instruments juridiques spécifiques qui existent à cette fin qu'entre les acteurs qui y concourent (Etat et collectivités territoriales).
Sa dimension professionnelle assumée (thèse financée par le dispositif CIFRE et réalisée au sein d'un cabinet d'avocats) lui permet de renforcer l'analyse juridique classique au moyen d'illustrations tirées de la pratique quotidienne de deux droits et, le cas échéant, de formuler des propositions d'amélioration des dispositifs existants.
Elle s'emploie également à souligner les déséquilibres de la protection de l'esthétique sur le territoire français entre les centres historiques, très protégés, et les périphéries urbaines, souvent laissées à l'abandon.
Unanimement saluée par le jury comme présentant un réel intérêt scientifique en raison de l'éclairage précieux et inédit qu'il apporte sur la question, cette thèse a valu à son auteur le titre de docteur en droit avec mention très honorable et autorisation de publication en l'état.

Lire le rapport de thèse acrobat

 

Cité de l'architecture et du patrimoine, 29 janvier 2011
Présentation de l'éditeur:
La langue peut-elle se former sans les images ? La leçon inaugurale de l'école de Chaillot fut d'abord une prise de position, une conférence, une parole libre. De la parole aux mots, la leçon fut retranscrite et réécrite. Ici textes et images dialoguent. Entre le Bureau des paysages à Gentilly, l'atelier où travaillent Alexandre Chemetoff et ses associés, et l'exploration des possibles du faisceau viaire de Nanterre. Entre la mutation de l'île de Nantes et la transformation de la place de la République à Paris. Entre le parc Paul Mistral à Grenoble revisité et la manufacture de la Plaine Achille à Saint Etienne. Entre les situations construites bordelaises et les tissus urbains de Nancy. Entre l'architecture, l'urbanisme et le paysage, Alexandre Chemetoff explore notre patrimoine commun.

 

PUF, 26 janvier 2011
Présentation de l'éditeur:
Les villes s’étendent de plus en plus et inscrivent dans leurs orbites des milliers de communes qui, de rurales, deviennent « périurbaines ». Restant faiblement peuplées, elles conservent l'essentiel de leur environnement naturel et agricole. Un tel émiettement des agglomérations en constellations de noyaux bâtis pose des problèmes nouveaux pour le gouvernement des villes et la solidarité entre les citadins. Avec la périurbanisation, le peuplement des communes se fait en effet plus homogène, leur fonctionnement quotidien s'apparentant à celui d'un club résidentiel. On appellera donc « clubbisation » ce phénomène, qui rattache les communes à une métropole tout en disposant ses habitants sur le modèle de l'entre-soi.

 

Présentation de l'éditeur:

En trois essais décisifs, Rem Koolhaas nous invite à tourner la tête vers ce que nos villes sont devenues. Qu'est-ce qu'un paysage urbain ? Que peuvent aujourd'hui l'architecte et l'urbaniste ? Ces questions, Koolhaas ne les adresse pas aux spécialistes mais aux hommes qui vivent, marchent et respirent dans ce que l'on appelle encore les villes.

Koolhaas, qui fut aussi journaliste et scénariste pour le cinéma, est un écrivain. Par son écriture tendue, souvent provocatrice, parfois lyrique et toujours précise, il grave dans la matière de la langue les mutations que connaît, depuis le début du XXe siècle, l'espace que nous habitons. L'ascenseur, la climatisation, le placoplâtre ont aboli les repères traditionnels de l'architecture, pour façonner un espace plus continu et plus instable à la fois - le Junkspace. C'est en se confrontant aux effets réels de ces innovations que l'on pourra, sérieusement, repenser l'espace urbain.

 

Edition du Sextant, 2011
Présentation de l'éditeur:
Comment fissurer la chape fonctionnaliste qui pèse sur la perception de la nature même de l'architecture contemporaine ? Quel regard porter sur les deux formes «sauvages» que sont l'habitat dit informel - le bidonville -, et la figure de la cabane ? Sortir de la conception étroite d'un habitat réduit à la satisfaction de fonctions basiques (s'abriter, se nourrir, travailler et se reproduire), c'est donc réintégrer les dimensions anthropologiques, symboliques, culturelles et écologiques qui l'ont déserté. Des expériences du Land Art, à l'évolution de la cabane de Dalí, en passant par l'approche géopoétique, cet essai tonique ouvre des pistes pour une autre architecture.
L'auteur, architecte et anthropologue, propose de s'éloigner du fonctionnalisme en architecture, qu'il ressent comme réducteur et néfaste à terme, pour s'inspirer plutôt des architectures de fortune, vernaculaire et de la dynamique des bidonvilles, pour gagner une dimension anthropologique, symbolique, culturelle et écologique dans l'habitat urbain et individuel.

 

Acte Sud, Novembre 2010
Présentation de l'éditeur:
En s’appuyant sur une solide armature théorique qui convoque Adlof Loos, Leberecht Migge, Ivan Illich et André Gorz, cet ouvrage part d’une critique radicale de l’architecture ordinaire et extraordinaire produite par l’industrie globale de la construction et se propose d’examiner les circonstances dans lesquelle émerge un peu partout dans le monde, une alternative qu’il voit comme une “nouvelle architecture vernaculaire”.

 

Septembre 2010
Présentation de l'éditeur:
Film artistique et pédagogique développant un hymne pour un urbanisme de campagne sous un parti pris de film d'auteur. Traitant de l'urbanisme à la campagne et de l'évolution du cadre de vie, ce film est l'occasion de s'interroger sur les modes d'habiter les territoires ruraux et d'y vivre.
Réalisation : Yann Sinic
Scénario et voix off : Nathalie Combe
Durée : 27’+ 1H36 de séquences complémentaires
Format de tournage : HD
Format de diffusion : HD, DVD, Betacam Digital, DVCam Version française avec sous-titre anglais Sur une idée d’Olivier Thiébaut et de Nicolas Sanaa
Production : Cosmographe Productions / BRL ingénierie
Musique : Hugues Pluviôse
Bande son : Guilhem Granier
Directrice de production : France Marion
Assistant à la réalisation : Nicolas Anglès d’Ortoli

 

Editions de la Villette - juillet 2010
Présentation de l'éditeur:
L'urbanisation des territoires de transition entre la ville et la campagne ceux de la suburbia, est oublieuse de l'épaisseur du passé, des transformations complexes des sites, aussi bien que des représentations que l'on s'en fait.
La notion de sub-urbanisme, définie par l'auteur comme une " subversion de l'urbanisme ", remet profondément en question un telle attitude. Cet essai plaide pour une démarche qui appréhenderait le site comme la matrice d'un projet explorant les multiples strates spatio-temporelles du territoire : l'architecture comme instrument de la mémoire et la mémoire comme matière de l'architecture. Quatre sources alimentent la démarche : les travaux de Frances Yates sur L'Art de la mémoire, consacrés aux pratiques mnémotechniques des anciens ; la "métaphore romaine" proposée par Sigmund Freud pour évoquer le mode de conservation du passé dans la structuration de la psyché ; la démarche de l'artiste américain Robert Smithson avec son concept de non-site ; et enfin le parc de Lancy réalisé dans la banlieue de Genève par l'architecte Georges Descombes.
A l'instar du sub-urbanisme qu'elle entreprend d'illustrer, cette démon tration s'aventure dans l'épaisseur narrative des lieux, et invite le lecteur-visiteur à frayer son chemin à travers de nombreuses couches de mémoire et de culture. Le mot d'ordre est extrapolation

 

Les éditions de la Maison des sciences de l'homme, mars 2010
Présentation de l'éditeur:
Issu d'un dialogue franco-italien de longue durée, cet ouvrage tente d’éclairer les relations complexes et changeantes entre le monument et les populations qui vivent autour de lui. Ces relations sont hétérogènes, contradictoires, changeantes, c’est-à-dire éminemment historiques. En cela, elles contredisent le rêve d’immobilité qui est à la source de l’utopie monumentale. À travers une quinzaine d’études de cas – qui intéressent de grands ensemble historiques comme la Cité de Carcassonne, les Sassi de Matera, les trulli d’Alberobello, les églises baroques du Val de Noto, les falaises de Bandiagara au Mali… aussi bien que la Bibliothèque nationale François-Mitterrand ou les palais du pouvoir qui s’ouvrent lors des Journées du patrimoine – les auteurs explicitent la diversité des modes d’appropriation, singuliers et collectifs, discrets et violents, de la grandeur monumentale.


Traduit de l’italien par Ida Marsiglio
arléa, février 2010
Présentation de l'éditeur:
"Contre l’architecture est une charge, souvent très virulente, contre l’esprit dans lequel travaillent actuellement les grands architectes. À travers une multitude d’exemples (New York, Tirana, Barcelone, ou encore les banlieues parisiennes), l’auteur stigmatise les fourvoiements d’une profession qui, selon lui, a épuisé sa fonction. L’architecture, affirme-t-il, est devenue un pur jeu formel, où l’on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants.
La Cecla n’hésite pas à dénoncer l’incompétence et la culture superfielle des « archistars », lesquels rejettent toute responsabilité en se réfugiant derrière la composante prétendument artistique de leur travail.
Érigés en « marques », au même titre que n’importe quelle griffe à la mode, ils sont accusés ici de servir les grandes opérations de marketing de leurs puissants clients et d’avoir perdu – vendu – leurs âmes.
Franco La Cecla insiste sur la nécessité urgente de repenser la ville et les pratiques architecturales afin de protéger ou d’améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l’environnement, l’épuisement des ressources, tout laisse à penser que, faute de réaction, les villes deviendront inhabitables.
L’architecture n’a jamais été autant à la mode. Elle suscite la curiosité, l’engouement d’un public toujours plus nombreux. Ce livre, qui entend recentrer le débat sur une question essentielle – l’impact social de l’architecture contemporaine –, nous offre un contrepoint salutaire : la voix discordante d’un anthropologue passionné, qui a pris le parti des populations contre les architectes, contre cette architecture-spectacle vidée de sa mission première."

 

Acte Sud, février 2010
Présentation de l'éditeur:
Dans cet ouvrage, le paysagiste Michel Corajoud, lauréat du Grand Prix du paysage en 1992 et du Grand Prix de l'urbanisme en 2003, rassemble une vingtaine de textes qu'il a rédigés et publiés en diverses circonstances au long de sa carrière.
Si on le connaît en tant que paysagiste, par l'intermédiaire de nombreuses réalisations dont il a été le pilote (à Lyon, à Bordeaux, à Paris, entre autres), on connaît moins le Michel Corajoud écrivain, pédagogue, réfléchissant de manière incessante sur les conditions de la transformation des paysages, ainsi que sur leur devenir. Ce livre a l'ambition de présenter les grandes orientations d'une pensée vivante, articulée autour de l'intuition fondamentale de l'horizon.

 

Terre Vivante, 18 janvier 2010
Présentation de l'éditeur:
"Enfin un livre qui traite de la rénovation écologique de façon globale, technique et experte!
Pour chaque type d’habitat, l'auteur propose des solutions de rénovation adaptées et développe les aspects juridiques, fiscaux... Les différentes techniques de réhabilitation sont illustrées d’exemples concrets. En ville ou à la campagne, en appartement ou en maison, tout est passé à la loupe : matériaux, techniques de mises en oeuvre, objectifs écologiques, résultats atteints !"

 

Editions du Linteau, 2010
Présentation de l'éditeur:
L'auteur est finlandais, mais le livre a été écrit et publié en anglais sous le titre "The eyes of the skin". Il a été traduit par Mathilde Bellaigue.
Qu'est-ce qui fait qu'un dessin, séduisant sur la table à dessin ou l'écran de l'ordinateur, est décevant une fois construit ?
La réponse est à chercher dans la domination - le règne - de la vue dans notre civilisation technicienne et consumériste qui a perverti l'éducation et la pratique de l'architecture et dans l'oubli des autres sens.
La première partie du livre retrace l'histoire de la progression de la domination de l'oeil dans la culture occidentale depuis les Grecs. La seconde examine le rôle des autres sens dans l'expérience architecturale.

 

Academon, travail de recherche n°17782, 2010
Présentation de l'éditeur:
L'un des pays où le souci de préservation du patrimoine bâti comme paysager est le plus prégnant, est bien entendu la France. Le nombre exceptionnel de bâtiments, de mobiliers, de paysages constituant le patrimoine français a rapidement légitimé une action de l'Etat. Mais un échelon plus local à vite été nécessaire afin de mieux saisir les problématiques et de contrôler les opérations de mise en valeur du patrimoine, d'où la création des architectes des bâtiments de France (ABF) le 21 février 1946. Il est à noter que ceux-ci exercent dans un Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine (SDAP). Il convient de préciser que la préoccupation de protéger le patrimoine bâti est encore plus ancienne, puisque que le 12 avril 1907 est créé le corps des architectes en chef des monuments historiques, sorte d'ancêtre de l'ABF.

 

Acte Sud, novembre 2009
Présentation de l'éditeur:
"Le paysage constitue une perspective nouvelle pour la pensée de la ville, dans un contexte qui n’est plus celui de la ville historique mais bien plutôt celui de l’urbanisation générale du monde. Plus encore, le souci du paysage tient aujourd’hui une place décisive dans les préoccupations pour la qualité des cadres de vie offerts aux populations, en relation avec les interrogations sur l’identité des lieux, sur la gouvernance des territoires, ou encore sur la protection des environnements naturels.
De façon convergente, on observe qu’un véritable champ de recherche s’est organisé autour de la question du paysage, où se croisent plusieurs disciplines (sciences sociales, histoire et théorie des arts et de la littérature, philosophie, écologie, géographie, architecture et urbanisme, agronomie). Une nouvelle culture du paysage prend son essor, qui correspond sans doute à de nouvelles formes d’expérience de l’espace, de la société et de la nature, et en tout cas à de nouvelles aspirations collectives concernant l’environnement. Mais cette convergence entre le développement de la recherche et un contexte social et politique devenu plus attentif aux enjeux paysagers fait apparaître des horizons inédits, aussi bien pour les pratiques professionnelles des aménageurs et des paysagistes que pour les théories paysagères. De nouvelles questions sont désormais posées, dont la conséquence est l’élargissement et la reformulation des concepts et des représentations du paysage."

 

Acte Sud, novembre 2009
Présentation de l'éditeur:
Il n'existe pas en langue française d'ouvrages qui décrivent la totalité de ces métiers. Ceux édités par M. Racine (Créateurs de jardins et de paysage, 2001, 2002) et par les historiens des jardins et des paysages (Luginbühl, 1989, Le Dantec, 1996, 2002, et Baridon, 1998, 2006) s'attachent à juste titre aux seuls concepteurs et à l'histoire internationale des idées sur le jardin et le paysage. Centré sur les paysagistes français (au sens large), et s'adressant au grand public, l'ouvrage projeté essaie de retracer leur généalogie et d'expliquer la diversité de leurs profils. Non pas en réécrivant leur histoire déjà bien connue, mais en décrivant leurs activités et en cherchant les raisons de leur irrésistible ascension sociale et politique en Europe.

 

Seuil, octobre 2009
Présentation de l'éditeur:
"Au Moyen Âge, on n’hésite pas à utiliser les pierres des temples romains pour construire des édifices nouveaux. Personne ne s’en offusque : on n’attache pas un prix particulier à la conservation des constructions du passé. On ne considère pas qu’elles constituent un patrimoine historique, qu’il faut préserver. Le contraste est frappant avec notre époque, où ce terme de patrimoine est devenu un mot clé de notre société mondialisée. Or, sa signification est loin d’être claire, comme le montrent les textes ici réunis.
Cette anthologie regroupe en effet les documents essentiels, qui du XIIe au XXe siècle, nous permettent de comprendre comment a émergé et s’est développé le souci de la préservation des édifices; mais surtout les confusions et les amalgames dangereux qui sont attachés à la notion de « patrimoine », omniprésente aujourd’hui. Se voulant engagée, l’anthologie est précédée par une introduction fondatrice où Françoise Choay désigne le combat qu’il faut mener, en cette époque de mondialisation, contre tout ce qui tend à transformer notre cadre bâti en simple objet de profit, ou de musée."


HQE, LES RENARDS DU TEMPLE de Rudy Ricciotti

Al Dante/Clash, 2009
Présentation de l'éditeur:
"Un cri de colère et de révolte. Un essai pamphlétaire brûlant et dérangeant.
Une remise à plat, sans faux plis, de l’expertise environnementale et de ses génuflexions serviles. Grand Prix National d’Architecture 2006, Rudy Ricciotti part en guerre contre le pervers et périlleux syndrome HQE. Trois lettres glacées pour signifier aux élus et aux maîtres d’œuvre le label Haute Qualité Environnementale. Sans se préoccuper des appréciations oiseuses des sempiternels petits marquis de la culture, Rudy Ricciotti engage la polémique avec la terrifiante radicalité qui lui est coutumière. Et naturellement, il défend le béton et le rude, face aux maniéristes et aux idéologues abscons de la norme environnementale. En filigrane lumineux à son argumentation belliqueuse et rigoureuse, Ricciotti dénonce la prise en otage de la légitimité démocratique par la technocratie. 
Cet essai est l’édition augmentée et réécrite de la publication éponyme, parue en 2006 aux éditions Transbordeurs.

 

Gallimard, 2009
Présentation de l'éditeur:
Les Français rêvent, dit-on, d'un habitat spacieux et proche de la nature, tout en souhaitant accéder facilement aux centres urbains, pour leurs ambiances, leurs services, leurs commerces, leurs lieux culturels, etc. Ils s'efforcent de le réaliser en arbitrant entre de multiples facteurs : le coût de la vie urbaine, l'accessibilité des centres, en particulier avec la voiture... Aujourd'hui, la plus grande sensibilité à l'environnement rend cette quête encore plus compliquée. Ce rêve de la ville est-il impossible? Pour répondre à cette question, les deux auteurs, Éric Charmes et Taoufik Souami, en analysent les conséquences paradoxales – congestion et inaccessibilité des centres, étalement urbain mais aussi retour de l'écologie dans la ville, verdissement et quartiers durables... Ce livre offre des clés pour comprendre le casse-tête que représente la «fabrication» de la ville. Et se donne un objectif : que le lecteur en retienne une vigilance et une capacité à se positionner dans des débats qui le concernent, pour imaginer des villes plus agréables et plus durables, susceptibles de satisfaire les désirs individuels et les rêves collectifs.

 

Leçon inaugurale de l'école de Chaillot prononcée le 8 janvier 2008
SilvanaEditoriale, novembre 2009
Présentation de l'éditeur:
"Chaque année, à l'occasion de sa leçon inaugurale, l'Ecole de Chaillot invite un architecte contemporain à parler de la place qu'occupent l'histoire et le patrimoine dans son travail de conception et de construction. La Cité de l'architecture et du patrimoine, dont l'Ecole est le département formation, a été inaugurée en septembre 2007. Pour cette rentrée exceptionnelle, la cinquième « leçon » de Chaillot à été prononcé, le 8 janvier 2008, par Jean Nouvel, l'un des grands maîtres de la création contextualisée dans l'architecture française et mondiale actuelle. Nombre des réalisations de Jean Nouvel interviennent dans des tissus dont l'ancienneté et/ou les qualités paysagères leur confèrent un caractère patrimonial.
De l'Institut du monde arabe (1987) au musée du quai Branly (2006) en passant par l'opéra de Lyon (1993), le musée Reine Sophie à Madrid (2001) ou le musée Vesuna à Périgueux (2003), les projets de Jean Nouvel se sont régulièrement situés dans un environnement urbain et paysager dans lequel ils avaient à trouver leur place et auxquels ils ont apporté leur pierre. Quelles relations Jean Nouvel cherche-t-il à nouer avec l'histoire du lieu, de son bâti et de ses habitants? A quelles méthodes de perception et d'analyse a-t-il recours pour appréhender le « déjà là »? Comment s'en sert-il pour élaborer ses projets et pour effectuer des choix urbains, architecturaux et techniques? Agit-il en écho ou en opposition?
En publiant la leçon inaugurale de Jean Nouvel, la Cité de l'architecture et du patrimoine souhaite contribuer à mieux cerner l'alchimie qui existe entre les créateurs d'aujourd’hui et ceux d'hier."

 

INFOLIO, 2009
Présentation de l'éditeur:
"Cet ouvrage propose une approche systématique de la notion de patrimoine bâti et de son histoire, de l’époque des Lumières à nos jours. À partir de 1700 se mettent en place une sensibilité et une terminologie dont naîtront, dès le début du 19e siècle, les conceptions et les travaux de maîtres comme Ruskin ou Viollet-le-Duc. Ceux-ci, à leur tour, inspireront l’immense entreprise de preservation et de restauration qui commence à la fin du 19e siècle et se poursuit aujourd’hui."

 

PUR, 2008
Compte-rendu : Jean Philippe Raud Dugal
L’appropriation du territoire revêt différents aspects. Yves Lacoste, dans son Dictionnaire de la Géographie, en avait donné comme résultante la formation d’un territoire par une société. Cette approche géopolitique est ici, et fort judicieusement, introduite à l’aune de la géographie sociale. L’espace, comme le remarque Vincent Veschambre dès l’introduction, implique « [des] stratégies, luttes, conflits pour son appropriation [qui] constituent une grille de lecture privilégiée des inégalités sociales et des rapports de pouvoir ». Bien sûr, les références aux sciences sociales sont nombreuses de Bourdieu à Burgel mais il s’agit ici de s’inscrire dans une démarche géographique et d’en préciser l’essence même.
Vincent Veschambre inscrit sa démarche dans la problématique du renouvellement urbain et revisite les notions de patrimoine, d’appropriation et de marquage de l’espace qui laissent des traces et des marques. Ces dernières sont privilégiées dans cet ouvrage. Elle est la signature d’un acteur social. Plus encore, ce qui apparaît comme important tout au long de la lecture est l’utilisation de la patrimonialisation qui permet de décrire les processus de réinvestissement des héritages architecturaux., dans des contextes urbains, et dans ce cas précis, en France. Mais, plus encore que le cadre national, nous pouvons élargir l’échelle d’étude par des exemples concrets. En effet, selon l’auteur, « il faut nécessairement un événement déclencheur qui remette en cause son usage antérieur et sa conservation, changement de propriétaire, projet de démolition... ». Le processus de patrimonialisation nécessite ainsi une mobilisation. L’auteur se propose d’identifier, à l’aide d’une étude de cas sur Angers, d’identifier les acteurs, leurs environnement socio-professionnel et de percevoir leurs motivations. Certains d’entre eux peuvent s’apparenter aux NYMBI’s (Not In My Back Yard, « pas dans mon jardin ») décrits par Philippe Subra dans « Géopolitique de l’aménagement du territoire ».
Cette patrimonialisation ne permettrait-elle pas plus simplement de réinvestir des héritages pour s’inscrire collectivement dans l’espace et dans le temps ? Tout cela dépendrait donc de l’identification à une dimension spatiale. N’est-elle que collective ? A juste titre, l’auteur relie la patrimonialisaton avec la gentrification, phénomène qui s’est diffusé dans toutes les villes développées. Le questionnement ici est pertinent et prend toute sa valeur si le champ d’étude se situent sur l’ensemble du globe : « Gentrification : effet pervers ou processus inhérent à la patrimonialisation ? ». Plus encore cette patrimonialisation est l’objet de conflits de pouvoirs entre différents acteurs institutionnels ou non. On pourra retrouver une analyse de Charlotte Recoquillon sur Harlem à ce sujet sur le site des Cafés Géographiques. Dans ce contexte, la démolition peut être considérée comme l’envers de la patrimonialisation dans le cadre du renouvellement urbain. Pour Vincent Veschambre, la démolition est tout aussi révélateur des valeurs d’une société. Il choisit ici d’en définir les cadres et insiste sur le sens des démolitions et sur leur impact du point de vue du marquage de l’espace. Les destructions peuvent être monumentales comme dans le cadre de l’ex-Yougoslavie ou celui des Talibans contre les bouddhas, marques identitaires des hazaras mais aussi la disparition des traces ouvrières lors de la démolition des usines.
L’ouvrage nous interroge de même sur l’articulation entre les destructions, les démolitions et le processus de mémoire. Comment la mémoire prend telle le relais des marques spatiales après ces événements ? Comment d’inscrit-elle dans l’espace ? Plus largement, au terme de cette lecture qui donne du grain à moudre à tous les courants de la géographie, les analyses sont très bien documentées et parfaitement argumentées. Plus encore que les exemples développées , nous pouvons adapter à l’échelle et dans le lieux souhaités, ces nombreuses études.

 

LA MACHINERIE PATRIMONIALE - Jean-Pierre JEUDY
Circé poche, février 2008
Présentation de l'éditeur:
"La conservation patrimoniale aurait-elle pour finalité secrète de nous préparer à des situations post-catastrophiques? Des Japonais ont construit le plus grand musée de la copie. La plupart des œuvres du Louvre y sont rassemblées : la culture occidentale est prise en otage pour la protéger d'un péril possible. Rien n'échappe plus au contrôle mondial du patrimoine. La transmission est si bien organisée qu'elle ne peut plus être imprévisible ou accidentelle. Le destin de toute société est-il de se contempler dans le miroir d'un passé toujours revisité ? Le devoir de mémoire nous impose la chasse à l'oubli. En ne se mesurant plus qu'à elle-même, la logique de la conservation patrimoniale ne risque-t-elle pas d'actualiser un passé si présent qu'il ria déjà plus de futur ?"

 

Le Moniteur, mai 2007
Présentation de l'éditeur:
"En ce début de millénaire, quel regard porter sur la production récente de l'espace public ? Loin des grands aménagements urbains, ce livre explore la question de l'invention du paysage urbain dans des petites ou moyennes communes et au travers d'opérations modestes, situées dans de grandes villes ou non.
Le "paysage intime" résulte du fragile équilibre obtenu par une évolution lente de la matière bâtie et non bâtie, en fonction des techniques, des particularités culturelles, des usages et du climat de chaque région. Or, force est de constater que, souvent, la production courante de l'aménagement urbain et le traitement infligé aux espaces publics manquent d'attention et de pertinence. L'objet de cet ouvrage est de montrer qu'il est pourtant possible de faire évoluer le cadre urbain avec intelligence et sensibilité tout en évitant les pièges d'un conservatisme frileux ou d'un «modernisme» tapageur.
Vingt opérations ont été choisies pour leur qualité de conception et de réalisation, leur caractère innovant ou simplement pour la justesse de leur réponse. Elles prennent en compte les particularités des sites dans lesquels elles s'inscrivent ainsi que les demandes en termes d'usage et de fonctionnalité, pour créer des paysages "à valeur ajoutée", loin des solutions toutes faites qui banalisent et dénaturent généralement les paysages urbains.
Ce recueil de projets remarquables par leur qualité devrait contribuer à relever le niveau d'exigence dans la réalisation des espaces publics et à encourager les initiatives ambitieuses."

 

Mercure de France - septembre 2007
Présentation de l'éditeur:
"Depuis plusieurs livres déjà, Alain de Botton s’intéresse à notre bonheur et cherche les moyens de nous rendre plus heureux. Il y a d’abord eu la lecture de Proust, puis celle des grands philosophes, l’art de mieux voyager, l’importance de notre statut social. Voici maintenant qu’il se penche sur notre cadre de vie et plus particulièrement sur l’architecture des lieux où nous vivons et travaillons. En quoi l’un et l’autre influencent notre mode de pensée, notre façon de nous comporter, en un mot notre existence au quotidien, tel est le vaste sujet de L’architecture du bonheur.
Précisons tout de suite qu’il ne s’agit nullement d’un livre austère et l’on rit souvent. Certes, l’auteur fait preuve, comme toujours, d’une éblouissante érudition, il a beaucoup voyagé, beaucoup observé le monde et il nous entraîne de Paris à Tokyo, de Londres à Brasilia, du Kent à l’Engadine et bien d’autres lieux encore, à la recherche de la maison idéale. Ses commentaires sur certains architectes sont très drôles, sur le snobisme qui préside parfois au choix de tel ou tel lieu de vie aussi.
Bref, c’est à une promenade guidée pleine de charme qu’Alain de Botton nous convie, chacun y trouvera son miel."

 

POUR UNE ANTHROPOLOGIE DE L'ESPACE - Françoise Choay
Seuil, octobre 2006
Présentation de l'éditeur:
"Les thuriféraires de la mondialisation, comme ses détracteurs, focalisent identiquement leurs analyses sur la collusion de l'économie et des nouveaux avatars, téléinformatiques, de la technique. Et, pour dresser leurs bilans - positif ou négatif -, ils scrutent et traquent identiquement les effets du processus dans les mêmes champs multiples et hétérogènes de l'écologie et du droit, de la psychologie et de la sexologie, de la linguistique et de la morale, de la politique et des arts figuratifs... Mais, dans cet inventaire borgésien, un domaine demeure, de part et d'autre, absent: celui de la spatialité, autrement dit, des modalités selon lesquelles les sociétés humaines construisent et vivent leur environnement spatial.
À l'issue d'une série d'articles, écrits au fil des vingt dernières années, sur les figures multiples de la spatialisation et de son histoire (architecture, urbanisme, aménagement, protection du patrimoine), Françoise Choay découvre progressivement un propre de l'homme, «la compétence d'édifier», et les enjeux majeurs dont cette compétence est dépositaire à l'heure de la mondialisation."

 

adpf - ministère des affaires étrangères - juillet 2005
Présentation de l'éditeur:
"Le paysage architectural et patrimonial français connaît d'importants changements depuis trois décennies. Les récentes mutations sociales, culturelles, politiques ont bouleversé profondément l'architecture par la "pratique de la transformation", pour faire évoluer les villes et satisfaire de nouveaux besoins fonctionnels. Ne voyons-nous pas des silos devenir des hôtels ou des centrales électriques, des musées ? Dans ce domaine, où le savoir-faire français tient une place incontestée, un certain nombre de questions se posent aujourd'hui tant du point de vue pratique que politique ou esthétique. Quelles nouvelles vocations pour un patrimoine français menacé ? Jusqu'où aller dans sa transformation ? Quel financement mettre en place ?"

 

Privat, octobre 2005
Présentation de l'éditeur:
"Dès les premières lignes, Renaud Camus donne le ton de cet ouvrage à la fois polémique et teinté d'une bonne dose d'humour. De l'ajout d'une véranda à la suppression des crépis, sans oublier l'achat de meubles de jardin en matière plastique, il nous délivre, en dix-huit leçons, tous les secrets et astuces pour rendre "méconnaissable, hideuse, cauchemardesque [... ] une maison proprement délicieuse". Que l'on soit riche ou désargenté, le massacre de maison de campagne est une activité où tout le monde a les mêmes chances de réussite. Il suffit pour cela de faire preuve d'une "ingéniosité toute joueuse, d'esprit d'invention dans le gâchis et de sûreté dans le mauvais goût".

 

LA LETTRE À LÉON X - Raphaël et Baldassar Castiglione
Les éditions de l'imprimeur, novembre 2005
Présentation de l'éditeur:
"Chargé tout à la fois du chantier architectural de Saint-Pierre et du relevé des antiquités de la ville de Rome, Raphaël rédige en 1519, avec l’aide de Baldassar Castiglione, une longue lettre au pape Léon X, fils de Laurent de Médicis. Ce document devait être l’épître dédicatoire d’un traité d’architecture que l’artiste (mort en 1520) n’eut pas le temps d’écrire. Il s’agit là d’un des textes fondateurs de l’historiographie de l’architecture et de la discipline qui a élaboré la notion de monument historique. Oubliée, puis redécouverte et devenue fameuse deux siècles après sa rédaction, cette lettre a connu en France une fortune tardive, essentiellement sous forme d’extraits, le plus souvent non traduits. Françoise Choay et Michel Paoli donnent pour la première fois la traduction intégrale du manuscrit originel conservé dans les archives des comtes Castiglioni à Mantoue et édité pour la première fois en 1994 par Francesco Paolo Di Teodoro. C’est également ce dernier qui a écrit la préface et établi l’appareil critique de notre texte."

 

Verdier - 2005
Présentation de l'éditeur:
"L’originalité même de cet ouvrage précis, documenté, neuf dans le champ de la critique architecturale, tient en sa capacité à démontrer que le lieu – c’est-à-dire l’espace singulier – a été travaillé et transformé par l’architecture à travers l’histoire, les cultures et les styles de toutes les époques, de tous les pays. Le lieu qui n’est jamais neutre permet, et mieux encore favorise, promeut un projet d’espace qui trouve dans l’architecture une résolution stable à travers la production et la cristallisation d’une forme lorsque celle-ci s’associe sur la durée à ses environnements naturel et social. « Le lieu est un espace inscrit, qualifié, valorisé.  »
Au moment où les villes historiques semblent vouées à disparaître dans des agglomérations qui ne sont plus des lieux parce qu’y vivre ensemble devient impossible, ces dernières « expriment » l’absence du projet par lequel elles se sont extraites du vide, se sont développées et se sont étendues sur un vaste territoire par la puissance (symbolique, imaginaire…) issue de la volonté d’édifier. Loin de ressasser un passé désormais révolu, défait par les coups de boutoir d’une modernité aujourd’hui dévastatrice, les auteurs ont pointé la radicalité du phénomène de destruction du projet de la ville en tant que lieu propre de l’édifier.
Grâce à une recherche féconde menée depuis plusieurs années, à une grande érudition, et à un savoir puisant ses exemples dans le patrimoine architectural mondial, ils nous invitent à considérer l’édifier comme une dimension essentielle de notre existence."


Champ Vallon, mai 2004
Présentation de l'éditeur:
"Nous parlerons ici, cher Guy, de choses sans importance :
D’architecture au strict quotidien.
Du parpaing comme pierre du pauvre.
Du pavillon comme pastiche de maison.
Du lotissement comme semblant de village.
De la loi du marché comme principe esthétique.
De l’indifférence comme règle d’uniformisation.
De l’individualisme comme substitut de l’identité.
De la parcellisation comme succédané de l’urbanisme.
Du chacun chez soi comme accomplissement communautaire.
Du n’importe quoi n’importe où au plus vite comme illusion de liberté.
Et nous nous demanderons : l’espace où nous choisissons de vivre se doit-il d’être une juxtaposition de propriétés privées que chacun occupe à sa guise, ou une propriété par nature indivise objet d’un intérêt commun?"

 

LA VILLE FRANCHISÉE: formes et structures de la ville contemporaine - David Mangin
Editions de la Villette - mai 2004
Présentation de l'éditeur:
"Désormais omniprésent, l’étalement urbain combiné à la recomposition des villes remodèle la géographie fabriquant des territoires hybrides, ni urbains, ni ruraux. A partir de l’analyse du cas français, mais considérant aussi l’Amérique, l’Asie et l’Afrique, l’ouvrage étudie les effets conjoints des infrastructures routières, des lotissements pavillonnaires et des centres commerciaux. Attentif aux conséquences morphologiques, économiques et sociales, l’auteur révèle les convergences planétaires autour d’un urbanisme de secteurs et d’une ville franchisée. Ce qualificatif doit s’entendre dans le sens commercial des villes saisies par les logiques du marketing mais aussi dans l’acceptation domaniale du terme, à savoir la privatisation progressive d’espaces toujours plus vastes. Dénonçant ces environnements sécurisés, de moins en moins publics et gratuits, David Mangin s’emploie à défendre lé principe de la " ville passante " fondé sur l’idée d’une moindre dépendance automobile, d’une forte hétérogénéité des architectures et d’une véritable diversité d’usages.
L’impression de chaos procurée par la suburbia et le mitage du paysage renvoient aux contours d’un territoire nouveau où s’imbriquent espaces ruraux et urbains. Désormais planétaires, les effets sur les modes d’urbanisation de ce « sprawl » ou étalement restaient à être analysés de manière circonstanciée. À travers des questions touchant aux infrastructures routières, aux centres commerciaux et aux lotissements pavillonnaires, David Mangin décrit la ville sectorisée, celle des enclaves privées, à laquelle il oppose la ville passante et métissée, celle du domaine public. Partant de l’observation du contexte français, il confronte la situation nationale aux phénomènes rencontrés au sein des villes asiatiques et s’interroge sur l’idée d’une importation d’un soit disant modèle américain.
Si l’auteur s’est intéressé principalement à trois entités omniprésentes dans la périphérie des villes : les infrastructures routières, l’urbanisme commercial et les ensembles de maisons individuelles, c’est pour mieux étudier les effets de la croissance urbaine de ces trente-cinq dernières années ainsi que leurs conséquences morphologiques et sociales.
Pour mettre en évidences les interactions qui se sont nouées en matière d’aménagement entre les sphères économiques, politiques et spatiales, l’auteur a croisé travaux cartographiques, enquêtes de terrains, entretiens et modèles. Contrairement aux méthodes anglo-saxonnes recourant largement aux analyses perceptives, il a volontairement choisi de tester, sur ces territoires, les outils de l’analyse urbaine apparus, en Italie, en Espagne et en France notamment dans les années soixante. Tracés, voiries, découpages du sol, règles d’édification, rapports publics/privés... sont donc les objets privilégiés de cette recherche et des observations souvent consignées par le biais d’une abondante documentation cartographique."

 

Mardaga - 2003
Présentation de l'éditeur:
Sur fond de mondialisation et à rebours des idées reçues, le lecteur est initié aux concepts de « patrimoine territorial » et « d’auto-développement local durable », il découvre l’épaisseur sémantique de l’aménagement du territoire à travers ses dimensions politique, anthropologique, écologique…en même temps qu’une vision concrète de l’utopie.

 

SUB-URBANISM AND THE ART OF MEMORY - Sébastien Marot
AA Publications - 2003
Présentation de l'éditeur:
Sub-urbanism: a subversion of urbanism, a new approach to shaping territory that recognizes the suburb as the setting for most people's daily lives. This book is a sub-urbanist manifesto. Its author, Sebastien Marot, is editor of Le Visiteur, the Paris journal of 'city, territory, landscape and architecture'. Challenging the dominant role of the programme in regulating the design project, Marot argues that instead attention should be redirected towards the site -- the site read in depth, with an active regard for memory. Exploring this analysis, he considers in turn Frances Yates's book on the art of memory as practised by ancient civilizations, Sigmund Freud's analogy between the past of a city and the workings of memory, Robert Smithson's account of a tour of his suburban birthplace, and Georges Descombes' design for a small park in the Geneva suburb where he spent his childhood. His conclusion brings these different strands together and highlights, in memory, a precept that is essential to the renewal of current architecture.

 

CRITICAL REGIONALISM ARCHITECTURE AND IDENTITY IN GLOBALIZED WORLD - Liane Lefaivre and Alexander Tzonis
Prestel, novembre 2003
Présentation de l'éditeur:
"The latest book in the Architecture in Focus series, this richly illustrated and designed book reconsiders critical regionalism and brilliantly demonstrates the global viability of one of the most visible trends in contemporary architecture. As globalisation increasingly enters every facet of our lives, its homogenising effects on architecture, urban spaces, and the landscape have compelled architects to embrace the principles of critical regionalism, an alternative theory that respects local culture, geography and climate. In this important re-examination of critical regionalism, two prominent architectural critics argue for a truce between the seemingly antithetical philosophies of critical regionalism and globalisation. The authors trace the genesis of critical regionalism to its ancient historical and political roots, and focus on its modern expression in the works of Alvar Aalto, Richard Neutra, Oscar Niemeyer and others. They point to the increasing use of the theory in the recent works of a truly global selection of visionary architects - including Santiago Calatrava in Spain, Renzo Piano in the South Pacific, and Berger & Parkkinen in Germany. Discussions of Tropical Architecture and contemporary work in Asia round out this important contribution to a topical debate about architecture's role in the world."

 

LE CULTE MODERNE DES MONUMENTS - Aloïs Riegl
Seuil, juin 2001
Présentation de l'éditeur:
"Conserver et protéger ce que nous appelons les monuments historiques apparaît aujourd'hui comme un dogme de valeur universelle.
Mais il n'en a pas toujours été ainsi - l'idée n'apparaît pleinement qu'au Xixe siècle - et, encore à l'heure actuelle, les critères et objectifs de cette préservation sont loin d'être clairs.
Dans une analyse magistrale, qui demeure inégalée, Aloïs Riegl (1858-1905), un des fondateurs de l'histoire de l'art contemporaine, démonte le concept de monument historique, révèle les valeurs conflictuelles sur lesquelles il repose, et les solutions contradictoires que ce conflit peut commander - par exemple, restaurer ou laisser s'user.
Le Moderne Denkmalkultus fut écrit en 1903, afin de poser les bases doctrinales d'une nouvelle politique : il ne suffit pas de dire " c'est un monument historique ", il faut savoir ce que cela signifie, et comment on veut le traiter."

 

CONSERVER OU RESTAURER, Les dilemmes du patrimoine - Camillo Boito
Traduit de l'italien par Jean-Marc Mandosio
Les Éditions de l'Imprimeur, 2000
Présentation de l'éditeur:
"Comment traiter nos monuments historiques ? Appellent-ils exclusivement une pieuse conservation doublée d'un entretien scrupuleux ou bien est-il légitime de les restaurer, voire de les transformer ? Le débat conserve son actualité. Ouvert en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, il fut incarné soixante ans plus tard par les deux figures antagonistes et en apparence inconciliables de Ruskin et Viollet-le-Duc. L'architecte italien Camillo Boito, qui était aussi restaurateur, historien de l'art et romancier, répond à la question en ouvrant une troisième voie. Jamais traduit en français, ce petit texte, devenu fameux, développe une éblouissante dialectique du patrimoine qui allie l'expérience du praticien, l'érudition de l'historien et la verve du nouvelliste."

 

L'ART DU LIEU, ARCHITECTURE ET PAYSAGE, PERMANENCE ET MUTATIONS - Christian Norberg-Schulz
Le Moniteur Editions, octobre 1999
Présentation de l'éditeur:
"Au seuil du XXIe siècle, les disciplines de l'architecture et de l'aménagement des villes et des campagnes sont en crise. On assiste à la perte du sens du lieu, à la faillite des significations des grandes formes et figures de « l'habiter » et enfin à un oubli des fondements mêmes de la tradition et de la modernité. Face à ce constat, l'auteur s'attache à retrouver, à travers les époques et les cultures, les racines profondément humaines de « l'habiter ». L'Art du lieu fait en cela figure de testament intellectuel, qui nous invite à une lecture transversale, à la fois érudite et sensible, du phénomène bâti, qu'il soit l'œuvre d'humbles paysans de l'Europe centrale ou des dernières stars de l'architecture internationale. L'analyse rigoureuse de Christian Norberg-Schulz est fondée sur une vaste érudition en matière d'histoire architecturale, qui embrasse plusieurs siècles, de l'Antiquité à la fin du siècle dernier en passant par le baroque et les grands maîtres modernes auxquels il voue un profond attachement : Wright, Mies van der Rohe, Kahn, Le Corbusier. Elle s'appuie également sur une connaissance très approfondie des grands mouvements de pensée du XXe siècle."

 

L'ALLÉGORIE DU PATRIMOINE - Françoise Choay
Seuil, 1992
Présentation de l'éditeur:
"Pourquoi le patrimoine historique, architectural et urbain a-t-il conquis aujourd'hui un public planétaire ? Pourquoi sa connaissance, sa conservation et sa restauration sont-elles devenues un enjeu pour les Etats du monde entier ?
Ni sa valeur pour le savoir et pour l'art, ni son rôle attractif dans nos sociétés de loisirs ne constituent des explications suffisantes. La recherche d'une réponse, qui engage plus profondément la nature de cet héritage dans son rapport avec l'histoire, la mémoire et le temps, passe, pour Françoise Choay, par une remontée aux origines, une archéologie des notions de monument et de patrimoine historiques.
Cette investigation, poursuivie sur plus de cinq siècles, éclaire le culte actuel du patrimoine, ses excès, découvre ses liens profonds avec la crise de l'architecture et les villes.
Ainsi, précieux et précaire, notre héritage architectural et urbain apparaît allégoriquement dans double rôle : miroir dont la contemplation narcissique apaise nos angoisses, labyrinthe dont le parcours pourrait nous réconcilier avec ce propre de l'homme, aujourd'hui menacé : la compétence d'édifier."

 


 

Mis à jour (Mardi, 31 Mars 2015 20:46)