Amélioration de performance énergétique et préservation du patrimoine bâti ancien

par Tony Marchal (architecte- ingénieur, formateur au CFP)

 

Le patrimoine bâti constitue la trame et le support matériel de notre espace géographique, historique, social et culturel ; à ce titre il est irremplaçable. La crise de son utilité se pose cruellement en ce qui concerne certains édifices qui ont perdu leur fonction, tels des églises, chapelles et autres lieux publics, ainsi que les bâtiments agricoles ou industriels inadaptés à l’usage contemporain ; de multiples exemples de reconversion en ont cependant démontré l’intérêt. Mais en ce qui concerne l’habitat, point n’est besoin d’en démontrer la valeur, il est très recherché. C’est ce patrimoine, essentiellement celui construit jusqu’à la première guerre mondiale et partiellement entre les deux guerres, qui est le sujet de notre entretien. Il est d‘autant plus irremplaçable que notre mode de vie et de production ne permet plus de construire ainsi. Raison supplémentaire pour le préserver. Or, paradoxalement, le nouvel engouement généralisé pour le « développement durable » est justement ce qui risque d’aller à l’encontre des bonnes pratiques pour sa préservation. De façon générale, le patrimoine est menacé par les nouvelles règles et la normalisation. Aujourd’hui tout doit faire l’objet de normes, or les constructions anciennes sont par essence non normalisables. Il se révèle donc indispensable de bien les connaitre. Un effort doit être fait pour les étudier scientifiquement pour que soient reconnues leurs qualités natives.

 

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Mis à jour (Lundi, 27 Septembre 2010 11:30)