Une biographie jardinière
Le Monde - le 20 juin 2012
Par Catherine Pacary

 

Des villes aux immeubles noircis par la fumée, des campagnes défigurées par une agriculture qui se mécanise, les ravages du tourisme naissant : le décor est planté. Les acteurs ? Des hommes et des femmes avides de richesse, deconsommation, au risque d'en oublier le sens même de leur existence. Des êtres qui nous ressemblent. Cette histoire titrée The Lost Garden est un constat désenchanté écrit, en 1912, par Jorn de Précy. Certes, avant lui, certains s'étaient préoccupés d'environnement, comme le prouvent l'inauguration, dès 1872, du parc national américain de Yellowstone et les premières alertes lancées en Europe, conséquences de l'industrialisation naissante. En Angleterre d'abord, puis dans l'Europe tout entière. En France, des ingénieurs forestiers, des naturalistes, relayés par des écrivains, tels Prosper Mérimée, Victor Hugo ou le poète Sully Prudhomme, furent à l'origine de la protection de certains espaces naturels dès la fin du XIXe siècle, à contre-courant de la croyance en un progrès bienfaiteur et une nature inépuisable. Mais le terme d'écologie n'est daté que des années 1960.

 

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Mis à jour (Lundi, 25 Juin 2012 19:24)