Les églises du Québec forcées à la reconversion
Par Luc Noppen
L'architecture d'aujourd'hui


Dans la Belle province, les lieux de cultes se vident et restent sur les bras de diocèses endettés, qui doivent vendre pour éviter
la faillite. Problème : de nouvelles lois protectrices rendent quasiment invendables ces immenses nefs, symboles patrimoniaux forts pour les Québécois. Qu’en faire ?

La rumeur parcourt l’Occident : « Au Québec, on ferme les églises. » Loin d’être la seule contrée aussi gravement touchée par la désaffection des lieux de culte, cette province canadienne fait néanmoins image. Encore très assidue dans les années 1960, la pratique religieuse y a chuté brutalement, la messe dominicale ne concernant aujourd’hui guère plus de 4 % des Québécois. Or, contrairement aux églises de France, elles sont ici des propriétés privées appartenant aux paroisses. Ces dernières, fusionnées, regroupées ou supprimées par décret épiscopal, deviennent excédentaires en lieux de culte, qui sont alors vendus.

 

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Mis à jour (Mercredi, 09 Janvier 2013 20:40)