Plan de rénovation énergétique de l’habitat : le Gouvernement annonce l’éco-conditionnalité des aides publiques
MEDDE - 20 juin 2013

 

En plus d’objectifs quantitatifs ambitieux (500 000 rénovations par an d’ici à 2017), le plan de rénovation énergétique de l’habitat poursuit aussi un objectif qualitatif : garantir que les travaux de rénovation qui seront réalisés soient de qualité et permettent de réaliser les économies d’énergie souhaitées.
Présenté le 21 mars par le président de la République et porté conjointement par Cécile DUFLOT, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement et Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, ce plan comporte une série d’engagements qui visent à professionnaliser la filière et à organiser la montée en compétence des entreprises et des artisans.
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Circulaire du 22 juillet 2013 relative à la territorialisation du plan de rénovation énergétique de l’habitat

 

Extrait:

5.2.4. Accorder une attention vigilante à la rénovation du bâti ancien

Les deux guerres mondiales ont conduit à un changement profond du mode constructif des bâtiments et à l’industrialisation progressive des matériaux de construction. L’année 1948 est usuellement la date qui marque le début de l’utilisation massive des matériaux industriels. Les bâtiments « anciens » sont justement définis comme les bâtiments construits avant 1948. Ils représentent environ le tiers du parc de logements.

Ces bâtiments bénéficient de performances énergétiques relativement bonnes, proches des constructions du début des années 1990. Le renouvellement d’air, qui a en particulier pour objectif de réguler le taux d’humidité, s’y fait par les défauts naturels d’étanchéité.

L’enveloppe de ces bâtiments est constituée de matériaux anciens, dits « humides », qui contrairement aux matériaux industriels d’après guerre, laissent passer facilement la vapeur d’eau. Il peut s’agir, par exemple, de briques de terre cuite, de pierres dures (granits, calcaires, ...) ou de terre crue (pisé, torchis,...).

Par conséquent, les travaux de rénovation énergétique devront être systématiquement adaptés à ce type de construction afin de ne pas confiner ces matériaux. En effet, des désordres graves (condensation, délitement des matériaux de construction, pourrissement des bois, moisissures, ...) peuvent apparaître très rapidement après l’application de solutions de rénovation « clefs en main » qui ne tiendraient pas compte des caractéristiques hygro-thermiques de ces matériaux et qui modifieraient donc les propriétés de perméance de l’enveloppe.

Pour ce parc ancien, seules des solutions sur mesure peuvent être mises en œuvre, adaptées aux types de matériaux en présence. Les DDT(M) devront donc veiller :
  • à ce que les dossiers présentés par les opérateurs de l’ANAH en tiennent compte ;

  • à ce que les bailleurs sociaux prennent en compte la spécificité de ce parc. ;

  • à informer les professionnels particulièrement sur cette problématique.

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    Mis à jour (Lundi, 09 Septembre 2013 21:23)