Transférer les DRAC aux nouvelles régions : justifications, stratégies et conséquences possibles
La Gazette - le 09 septembre 2014

La nouvelle réforme territoriale n’est pas partie sur de bons rails. La culture, à peine évoquée dans le texte et même pas citée dans l’exposé des motifs, est l’objet d’un silence obséquieux, qui témoigne plus de l’évitement que du respect, à peine troublé par les débats avignonnais de cet été 2014, eux-mêmes déstabilisés par le mouvement de contestation du nouveau régime des intermittents du spectacle.

Après sa suppression tentée lors des derniers épisodes, le maintien d’une clause générale de compétence est hypocrite. À quoi sert ce maintien si la compétence est essentiellement non obligatoire, en période de crise, et donc victime désignée de toute régulation budgétaire ? L’action publique est pourtant déterminante pour la culture, selon une logique qui oppose une option libérale – où l’intervention publique ne se justifie que par la défaillance absolue du marché – et un point de vue keynésien toujours d’actualité.
Pour celui-ci, si l’intervention publique se justifie, ce n’est pas tant parce que le marché ne peut pas fournir le bien ou le service, mais parce qu’il est dans l’incapacité de le faire dans des conditions acceptables de qualité, d’accessibilité et d’ouverture à la diversité artistique et culturelle.

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Mis à jour (Mercredi, 24 Septembre 2014 17:55)