Quel avenir pour l’architecture publique ?

D'A - le 1er avril 2015
Par Christine DESMOULINS

 

Alors que l’évolution du code des marchés publics se profile, des échéances interministérielles brouillent les pistes. Entre l’ambition d’une stratégie nationale portée par la ministre de la Culture, un projet d’ordonnance alarmant orchestré par Bercy et les inquiétudes suscitées par la loi Macron et la loi sur la transition énergétique, le sort de l’architecture mobilise les instances professionnelles. Un dîner-débat vient d’avoir lieu à l’Élysée. Est-il de bon augure ?

Le 3 février, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a mis en place trois groupes de réflexion, composés de Grands Prix nationaux d’architecture ou d’urbanisme et de lauréats des AJAP, qui rendront leurs travaux en juin. Elle confirme ainsi la « stratégie nationale pour l’architecture » qu’elle a annoncée en octobre aux universités d’été de l’Ordre des architectes. Outil d’une évolution de la politique publique menée en concertation avec les instances représentatives de la profession, cette stratégie devrait réaffirmer l’importance de l’architecture et son rayonnement international en s’appuyant sur les rapports Bloche et Feltesse et sur d’autres, plus anciens, tel le rapport Dauge. Le groupe « mobiliser et sensibiliser » est animé par Frédéric Bonnet et Boris Bouchet, le groupe « innover » par Marc Barani, Marie Zawistowski et Bellastock, et le groupe « développer » par Paul Chemetov et Lucie Niney. L’architecte Francis Nordemann pilote le tout et les rapporteurs sont Hélène Riblet, inspectrice du patrimoine, Lorenzo Diez, directeur de l’ENSA de Nancy, et Christine Edeikins, architecte-conseil de l’État.

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Mis à jour (Mardi, 07 Avril 2015 18:16)