Samaritaine, épisode 5 : Trop c’est trop !
D'a – le 17 juin 2015
Par Marie Minier

Suite à la décision du tribunal administratif de Paris d'annuler un des permis de construire de La Samaritaine, les réactions n'ont pas cessé de pleuvoir. D'abord la SPEFF qui a tenu à défendre sa position, puis la réaction du critique et enseignant Jean-Paul Robert, et le point de vue de l'Ordre des architectes en Île-de-France. L'ancienne directrice de l'ENSAB, l'architecte dplg Marie Minier, qui est également Architecte-urbaniste en chef de l’État, ex-Architecte des bâtiments de France, nous a aujourd'hui fait part de son avis sur la question. Comme les autres avis, nous partageons son texte avec vous.

Trop c’est trop !
Considérant le délire qui s’est emparé, plus qu’à l’accoutumé, du projet LVMH/SAMAR/SANAA, il paraît opportun d’apporter quelques précisions fondamentales de la vie d’un projet soumis à l’avis du maire de Paris.
Le nombre de dossiers de projets instruits annuellement par, entre autres, les services de l’État et la ville de Paris est extrêmement important. Les autorisations sont pléthores et les permis de construire nombreux. La plupart des dossiers, pour ne pas dire tous, font l’objet, avant dépôt, de consultations et d’avis préalables, de concertations, d’amendements. La durée d’instructions, qui varie de 12 à 24 mois en moyenne laisse aux associations le temps nécessaire pour se prononcer ou émettre des avis ne serait ce qu’au niveau des permis de démolir ! C’est dire que durant cette période l’attention portée par tous est constante et maintenue.
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Mis à jour (Jeudi, 25 Juin 2015 21:56)