Quand l’Italie «débloque»
La Tribune de l'Art – le 10 juillet 2015
Par Stéphane Toussaint

 

Cinq mille euros. Ce serait le prix d’un cocktail devant la Vénus de Botticelli. Mais calculez plus du double pour Michel-Ange. On savait que plus aucun musée, devant sa Majesté la Crise, ne refusait de louer ses espaces, ses tableaux, ses sculptures. Il est possible à présent, dans la Florence de Matteo Renzi et de son double, Dario Nardella, de s’offrir une danse « tribale » de Maasaï en armes devant le Laocoon4 ou bien de festoyer devant le David de marbre, emblème avili de la liberté florentine. S’il ne s’agissait que de respecter Michel-Ange... mais comme l’a récemment expliqué un expert, l’affluence des visiteurs exerçant une pression autour de la statue (plus de 4,5 tonnes par minute) mine la stabilité du géant, dont les chevilles de marbre souffrent de microlésions.

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Mis à jour (Jeudi, 30 Juillet 2015 20:38)