Architecte de la fonction publique : Architecte et Urbaniste de l'Etat/Architecte des Bâtiments de France
Par Marie MINIER, architecte
Le Chesnay décembre 2014


Ce texte propose une vision que je pense progressiste de l'AUE/ABF, cette vision m'appartient et elle fut et reste ce qui m'a guidé durant ma carrière dans l'administration depuis mon premier poste d'adjoint jusqu'à la prestigieuse fonction de directeur d'ENSA. Je souhaite par ailleurs que ma vision ne soit plus la seule car aujourd'hui nous avons besoin de l'énergie et des compétences de tous les architectes pour convaincre d'un « désir d'architecture » (cf rapport BLOCHE de juillet 2014)

En 2001 pour donner suite au rapport d'un sénateur il m'était apparu important de repréciser les missions de l'ABF, les réfexions sont issues de la lecture de ce rapport. Il a ensuite été enrichi lors de la publication du rapport Dauge. Aujourd'hui depuis la création des STAP et leur mise sous tutelle hiérarchique des DRAC il ne m'est pas possible d'apporter un jugement pertinent sur l'évolution d'exercice n'ayant pas eu à exercer mes missions dans ces conditions.

En postulat, l'ArchitecteUrbaniste de l'Etat/Architecte des Bâtiments de France, exerçant en SDAP, apporte autant d'attention à l'ensemble du et des territoires qu'ils soient protégés ou non, qu'à l'architecture monumentale et prestigieuse.

2001 : En préambule de ce qui suit, on remarque que dés la première phrase, le rapport pose le postulat suivant en parlant de la gestion des espaces protégés : « ...en matière de police du patrimoine architectural... », même si, effectivement, une phrase sortie de son contexte n’est pas représentative d’un ensemble, il n’en ressort pas moins que le mot est prononcé avec toute l’ambigüité d’extension syntaxique que cela représente. Ce mot est employé, non pas dans le sens de caractère, ni au sens politique, mais bien dans le sens de défense. S’il peut être ressentit comme péjoratif, il n’en est pas moins le garant !

Parler de police, c’est méconnaître et réinterpréter dans le fond les missions afférentes au SDAP et à l’ABF. Tout ABF dira que le carnet à souches, s’il existe virtuellement au fond de sa poche est rarement utilisé pour le manque d’effcacité qu’il induit par la longueur des procédures et l’énergie que cela demande. La plupart du temps, c’est le dialogue et la concertation qui prédomine bien en aval de la prise de décision. On y reviendra plus tard.

La journée d’un AUE/ABF commence très tôt et se termine très tard, il ne connaît pas de weekend end et ses nuits sont souvent occupées pour peu que ses missions soient aussi celles de conservateur de monument appartenant à l’Etat donc au patrimoine commun de la nation. Sans autres compensations que le bonheur de parcourir tours, beffrois, couloirs ou toitures. Il apporte autant d’attention à l’ensemble du et des territoires qu’ils soient protégés ou non, qu’à ce morceau prestigieux d’architecture.

Ses nombreuses missions, qui demandent une disponibilité permanente et un esprit plutôt bien fait, couvrent à la fois : le suivi des dossiers ADS qui s’accumulent chaque jour sur son bureau, ses déplacements sur le terrain, la vigilance permanente qu’il exerce la plupart du temps en concertation avec chacun de ses partenaires gérant notre patrimoine bâti et naturel. Les décisions ne sont pas uniquement arbitraires, puisque comme vous le savez l’ABF est rarement joignable puisqu’il est à l’écoute des pétitionnaires et des élus. Il se déplace à la demande, sur des territoires qui sont parfois très vastes et où les kilomètres sont lourds à avaler.

Dans ses déplacements et pour gagner contre la montre, il met souvent sa vie en danger, cela pour ne pas décevoir ses interlocuteurs. En règle générale un ABF ne reste pas dans son bureau, si ce n’est le matin tôt ou le soir souvent très tard ! vous entendrez souvent un ABF dire qu’il travaille le soir au calme pour ne pas être dérangé par le téléphone...

Souvent il est convié à des réunions, où il se rend pour dialoguer et préparer le futur avec les élus et les différents partenaires qui gèrent le droit des sols. Comme on le sait, les réunions de PLU se gèrent le soir à partir de 17h30, pourquoi ? Parce que les élus sont des personnes qui ont une autre occupation au quotidien. La présence de l’ABF semble bien naturelle : puisque c’est son travail ! !

A ce titre, les élus qui planifent leur territoire sont sur place, mais l’ABF qui, par défnition géographique, est excentré repart de nuit vers son point d’attache. Qui peut alors parler de non dialogue et de manque d’ouverture ? Par expérience, on sait que s’il y a un problème sur la commune, l’ABF poursuivra avec le Maire la conversation au bistrot au mieux et sous la pluie au pire !

Lorsque le lendemain matin rendez vous est pris à l’autre bout du département, avec l’entreprise de

couverture qui demande un avis, l’ABF remonte sur son cheval très tôt pour que l’entreprise puisse se remettre à l’ouvrage et continuer à travailler. C’est donc là aussi le lieu des responsabilités et des décisions sur lesquelles se reposent nos interlocuteurs. L’ABF ne se contente pas d’assurer une présence, mais il accompagne de ses compétences.

Pour être très pragmatique, le décret du 6 mars 1979 statut très clairement des missions des SDAP et au travers de son énoncé, même si on peut se poser la question de toutes ses missions et leur manière de les assurer, elles sont clairement identifées. On peut remettre en cause sa capacité à les assurer toutes, mais de là à lui reprocher de les assumer aux termes de la loi... !!!!!

Ce qui ressort, c’est la capacité du SDAP à encadrer, à conseiller, à élaborer, à participer, à contribuer, à veiller au bon déroulement de tous ces événements qui constituent notre environnement. Emettre des avis, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, n’est donc qu’une petite partie, mais combien contestée, des missions des SDAP

Lorsque le rapport cite les uns après les autres les lieux et place des compétences réglementaires de l’ABF, comme étant de son seul ressort, il gomme tous les actes préparatoires aux décisions de création de ces espaces de débats et d’enjeux du territoire. Il oublie que préparer une ZPPAUP, un secteur sauvegardé, créer un périmètre de protection, ne relève pas uniquement de l’arbitraire de l’ABF, mais se sont des décisions collégiales issues d’un débat, murement réféchies, préalablement préparées, débattues et discutées.

C’est donc au travers du statut de l’ABF, décret du 27 février 1984, que s’appliquent ces missions qui sont actuellement contestées comme si l’ABF prenait de lui-même des libertés avec les textes.

Pour ne pas rentrer dans une polémique qui risquerait de devenir stérile et qui à mon sens relève plus du talion que de la raison , il est préférable de continuer cet exposé qui est celui de coureur de terrain.

En effet c’est ce qui ressort de la vision que d’autres ont de notre exercice, les confrères architectes libéraux ainsi que beaucoup d’élus sont conscients de notre travail et nous soutiennent. La témérité, la ténacité, la réceptivité, la disponibilité et surtout la cordialité de l’ABF sont des qualités naturelles ou acquises. On oublie souvent que ces qualifcatifs sont directement issus de notre formation d’architecte et d’autre part de nos contacts permanents de terrain.

Pour revenir sur la formation qui relève essentiellement des lieux précités. La formation d’abord en lieu et place des écoles d’architecture, formation de base où la théorie et la capacité à créer et à produire une architecture de qualité est enseignée, ça donne de bonne bases !. Par ailleurs, pour la grande majorité d’entre nous le cursus extra universitaire qui, au travers de l’école de Chaillot, enseigne le rapport direct au monument, mais où par ailleurs au travers d’enseignements plus subtils, on apprend que le rapport avec le monument ne transite pas forcément par le copier/coller. Cette doctrine qui peut éventuellement surprendre en lieu et place d’une doctrine pure et dure où le patrimoine ne s’entend que dans son contexte à « l’identique », amène déjà le futur élève-fonctionnaire, s’il choisit la voie de l’administration, à se poser les réelles questions sur les vrais sujets et aborde bien en amont d’un exercice les capacités à embrasser l’envergure de la mise en rapport du territoire, de sous ensembles et de son rapport au monument. Il est vrai que libre de ses seules conviction, et au regard de la sensibilité propre de chacun, on peut qualifer certaines prises de position comme arbitraires. Il y a des moments où il faut faire des choix. Par ailleurs, il faut bien mettre des bornes, des limites et des systèmes de référence. En attribuant la charge de la gestion des abords, au sens large, au SDAP et à l’ABF, l’Etat devient le garant de l’image qualitative de son territoire, au sens d’utilité publique.

Parenthèse : Au sujet de l’insertion de projets contemporains en abords directs : covisibilité

L’argument qui est généralement avancé met en avant une problématique de non intégration du projet à l’environnement. Y a-t-il une réelle problématique et quelle est la défnition de l’intégration ? Sur quelle base est fondée cette notion de non intégration ? Qu’est ce qui fait que la juxtaposition de strates, néanmoins complémentaires par la force du déroulement de l’histoire, effraie et provoque l’indignation ? L’histoire et la technique avancent...

Le maintien en place des composants de l’espace bâti est bien entendu indispensable, mais parfois il faut faire des choix. La modernité par le biais de projets d’architecture renforce et exprime le patrimoine antérieur, il garantit continuité et pérennité à la fois.

Nous ne voulons plus des procès d’intention qui sont faits aux architectes. Qui s’insurge contre les lotissements et les pavillons qui détruisent, par leur incapacité à produire de l’Architecture, l’environnement et le paysage patrimoine de la Nation. Leur pseudo langage néo- régionaliste et vernaculaire rassurerait-il ? L’ingérence et l’absence de compétences en matière de jugement architectural est là encore inadmissible aux yeux de ceux qui créent et qui s’efforcent d’exprimer des idées au travers d’une architecture actuelle.

A contrario, on peut très bien admettre que le patrimoine de la Nation est le lieu ouvert du débat, mais pris sous cet angle, pourquoi limiter les prises de décisions à une simple commission départementale ? Demandons à chacun des citoyens de débattre de la justesse des projets, puisque l’on sait que même s’il y a majorité, il n’y a pas forcément convergence de point de vue. Puisqu’a priori nos missions touchent et concernent la majorité de la population demandons dans un premier temps une concertation générale. Débattre et se concerter est en effet le meilleur moyen pour mettre tout le monde d’accord, cela sans ambigüité ni détournement d’objectifs.

Je pense qu’en effet, la pédagogie est un espace important de concertation, mais l’élaboration d’un projet pédagogique passe d’abord par une connaissance et un fondement de principes et de cadre, donc une formation. Une formation qui peut s’avérer longue et plus ou moins diffcile et réceptive.

Dans son exposé le rapport fait références à de nombreux qualifcatifs qui apparaissent comme : « défavorable, avis négatif, blocage, véritable dialogue, discrimination, police... » Il est certain que pris sous cet angle et présenté de cette manière une assemblée d’élus ne pourra juger que l’effet négatif du processus relevant de l’avis de l’ABF.

Ce qu’il ne faut pas oublier, l’avis de l’ABF, n’est qu’un acte préparatoire à la décision du maire, au même titre que ceux qui émanent des autres services consultés. Je ne pense pas qu’un élu soit à même de contester la nature de l’avis d’une commission qui statue sur des problèmes de sécurité (quoique) ! C’est bien là le problème, la vision de l’architecture mal comprise reste toujours en second plan.

A titre de conclusion : ce qui me parait paradoxal, c’est la distance qui se crée autour d’un même sujet Il semble que l’amalgame se fasse entre toutes les prérogatives que les élus souhaitent conserver, la plupart du temps d’ordre économique en terme de pouvoir de décision, et les contraintes (à leur sens) que représentent les avis des ABF qui sont vécus comme manque à gagner, voix d’électeurs, taxes foncières ou professionnelles. Vouloir décider aussi des protections relève de la même logique, qui est celle de nier notre présence, voir notre utilité comme professionnel de l’architecture et du cadre de vie. Il est évident que règne une ambigüité qu’il faut lever Nos compétences en terme de gestion de travaux sur monuments sont plus que souhaitées, mais curieusement lorsqu’il s’agit d’architecture ou même de constructions ordinaires, nous apparaissons comme des empêcheurs. Il est grand temps d’obtenir de réféchir en commun, si toutefois cela nous est proposé.

2006 Nous sommes ARCHITECTES AVANTTOUT. Il apparait qu’aujourd’hui il soit incontournable de s’appuyer sur l’Architecture et les architectes (voir rapport DAUGE 2005). L’architecture est d’intérêt public nous dit la loi de 77. Comment justifer aujourd’hui, alors que la pauvreté et l’absence d’architecture règnent et envahissent nos campagnes lobotomisées par les constructeurs et les lotisseurs que l’on se contente de ne s’occuper que des abords ??? C’est bel et bien de la défense de l’architecture et des architectes sur laquelle il faut s’arcbouter. Communiquer sur nos métiers, argumenter sur la nécessité de présence de l’architecte, privé, public tous azimuts. La règle change et nous devons changer avec elle, c’est pour cette raison que ce doit être une de nos priorités. La demande de changement doit être ressentie comme telle par notre administration, simplement parce qu’elle aura enfn compris et pris conscience de notre potentiel qu’elle pense analyser comme du corporatisme. Nous devons travailler ensemble, avec tous les architectes pour donner une place à l’architecture, à l’acte architectural et à la création architecturale. Il faut s’unir pour convaincre, rendre la société participative et intellectuellement impliquée.

A Propos de l’amendement dit de « LA RAUDIERE » 2009

De la suppression de l’avis conforme de l’ABF dans les Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP) et non zone de protection du patrimoine et des paysages . La ZPPAU s’est vu rajoutée a posteriori le terme de P pour« paysager », l’insertion de ce terme dans la loi de 1983 prouve que non seulement un ensemble bâti peut représenter une dimension de protection mais que le contexte naturel qui l’accompagne peut, en élargissant le contexte environnemental, démontre qu’il s’agit bien d’un ensemble. De là arrêter une limite de ces zones implique une analyse du terrain et une concertation entre les élus et l’ABF.

Cette concertation relève dans un premier temps de discussions en amont de la décision de création de la zone. C’est le lieu de la persuasion et des arguments qu’il va falloir développer pour lancer l’étude. Toutes ces démarches nécessitent de la part de l’ABF une connaissance fne du secteur et une capacité stratégique à conjuguer futures règles et protection. Cette démarche préalable longue demande à l’ABF un travail opérationnel et intellectuel qui l’amènera à guider le chargé d’étude vers un futur développement intelligent de la commune concernée.

Le périmètre de la ZPPAUP annule des périmètres induits par le rayon de 500m et instaure la notion de conformité des projets au règlement ( qu’ils soient co-visibles ou non). Cette conformité qui implique l’avis conforme de l’ABF est donc le garant d’une part du respect au règlement, rédigé par les parties, en s’appuyant sur des articles qui du fait de leur approbation conjointe a le mérite de la clarté et d’autre part par l’expérience, sa formation et ses compétences permettent à l’ABF d’émettre un avis argumenté.

Supprimer l’avis conforme, dans un premier temps au sein des ZPPAUP prépare probablement son extension à l’ensemble abords. Au-delà de la simple prérogative des missions de l’ABF, on constate que c’est davantage la compétence de jugement architectural qui est contestée.

C’est donc par extension nier la compétence de l’architecte.

Lorsque l’on considère l’ensemble du territoire de l’hexagone, on remarque que dans certains départements, en matière de jugement architectural ou urbain, la seule et unique compétence sur laquelle s’appuie offciellement l’Etat, qui par ailleurs est demandeur, est le SDAP. Dans les SDAP, nous travaillons au quotidien avec les élus et les chargés d’étude dans le cadre des PLU et des cartes communales (CC) pour une gestion maîtrisée du cadre de vie.

Lors des réunions de travail avec les collectivités et particulièrement lors des porter à connaissance ( PAC), nous participons activement à la mise en valeur des territoires et à la protection du patrimoine ordinaire par le biais d’analyse morphologique des contextes environnementaux. Il est très fréquent, lorsque la commune concernée présente une richesse patrimoniale attestée ou en gestation, que nous proposions la création d’une ZPPAUP.

Il est bien évident que cette sensibilisation relève de la permanence et de l’opportunité des contacts lors de l’étude des PLU. Notre démarche est la suivante : lors de l’élaboration des PLU: nous posons les premiers jalons d’une collaboration entre commune et service de l’Etat, sachant que pour la plupart elles ont pris conscience au travers de l’absence de règlement des diffcultés à maîtriser leur foncier.

Pour l’instant le SDAP propose et explicite le processus par le biais de documentations DAPA. Il reste ensuite sur le long terme à poursuivre ce premier travail, souvent de mise en confance et de gestion partagée avec les communes pour justifer de la création de zones globales de protection. Pour compléter, l’investissement fait par les communes pour créer un PLU est important et il est bien entendu que l’étape suivante, étude de ZPPAUP, demeure liée la plupart du temps aux disponibilités fnancières de la commune et à la délibération du conseil municipal.

Dans la plupart des départements, l’appui que peut apporter un CAUE au titre du conseil au travers de production de documents pédagogiques de référence et dans l’encadrement qu’il apporte aux collectivités en terme de références architecturales et environnementales, est considérable. En l’absence de CAUE le SDAP est lui-même en position de conseil et de pédagogie, son travail de terrain n’en est que plus dense et porteur, excepté que son fonctionnement est à effectif constant.

A titre de conclusion et en ce qui concerne l'exercice d'un AUCE, directeur d'ENSA : il aurait pour intérêt de faire inter-agir l'accumulation des compétences et l'expérience stratifées précédemment au bénéfce de la formation de futurs professionnels quelque soit leur diversité d'exercice. Cependant, inféchir l'inertie est quelque chose de délicat et présuppose la connaissance infuse et généraliste des pratiques ancestrales d'enseignement de l'architecture qui, si, apparemment elles ont balayés mendarinat et trois ordres, n'en demeurent pas moins identiques à elle mêmes et dont les variables d'ajustement sont infmes, laissant dans l'expectative nombre de jeunes architectes démunis des fondamentaux de l'exercice de la profession.

Ce paradoxe que pour ma part j'attribue au manque d'intérêt collectif du public pour l'architecture, donc de sa politique, rejaillit sur le manque d'investissement qui est fait tant pour son enseignement que pour sa diffusion ou sa valorisation. L'Architecture, pourtant indissociable et intrinsèque historiquement de l'évolution de la société est support même du cadre de vies.1

Gageons que les efforts fournis par les parlementaires réunis pour « une création architecturale désirée et libérée » puissent enfn faire prendre conscience des mesures d'urgence à mettre en œuvre pour que ce désir consenti soit consommé et enfn accepté de tous.

Marie Minier architecte Le Chesnay décembre 2014

Mis à jour (Dimanche, 10 Janvier 2016 17:52)